En route vers Washington, les trois espaces aériens européens traversés par Netanyahu en dépit des obligations de la CPI

Le déplacement du Premier ministre israélien vers les États-Unis, entamé ce mardi, ne relève pas uniquement de la diplomatie bilatérale en vue d’une rencontre avec Donald Trump. Au-delà des enjeux géopolitiques liés à l’Iran, l’itinéraire emprunté par l’appareil officiel « Aile de Sion » met en lumière une dissonance majeure entre les engagements juridiques internationaux de certaines puissances européennes et la réalité de leur gestion de l’espace aérien.

Selon les données de suivi aérien rapportées par l’agence Anadolu et confirmées par le site spécialisé FlightRadar, l’avion de Benjamin Netanyahu a traversé mardi les espaces aériens de la Grèce, de l’Italie et de la France. Ce plan de vol, loin d’être anodin, intervient alors que le chef du gouvernement israélien fait l’objet d’un mandat d’arrêt émis le 21 novembre 2024 par la Cour pénale internationale (CPI) pour des accusations de crimes de guerre et crimes contre l’humanité dans la bande de Gaza.

La traversée de ces territoires soulève une question de droit international immédiate. La France, l’Italie et la Grèce sont toutes trois parties au Statut de Rome. En vertu de ce traité fondateur de la CPI, les États membres ont l’obligation juridique de coopérer avec la Cour, ce qui inclut théoriquement l’exécution des mandats d’arrêt ou, a minima, la non-facilitation des déplacements des personnes recherchées. Or, l’espace aérien de ces trois nations est resté ouvert au passage du dirigeant israélien.

Ce tracé marque une évolution par rapport aux précautions prises par Benjamin Netanyahu lors de précédents voyages. En septembre dernier, pour se rendre à l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, son appareil avait survolé la Grèce et l’Italie mais avait soigneusement évité l’espace aérien français. Cette fois, l’itinéraire reproduit celui emprunté fin décembre lors d’un précédent déplacement vers les États-Unis.

Le Premier ministre israélien a décollé de l’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv pour rejoindre Washington, où des discussions stratégiques sur le dossier iranien sont prévues avec le président américain Donald Trump. Son retour en Israël est programmé pour vendredi matin, alors que des négociations indirectes entre Washington et Téhéran se sont tenues récemment à Mascate, dans un climat de tension militaire accrue dans la région.

Votre avis sera publié et visible par des milliers de lecteurs. Veuillez l’exprimer dans un langage respectueux.

Un commentaire

  1. Bonjour, les pays du TIERS MONDE et les pays AFRICAINS SONT TRES NAIFS DE CROIRE EN ACCORDANT UNE QUELCONQUE IMPORTANCE A L’ONU ;L’ UNION EUROPEENNE; L’OTAN ; LA BANQUE MONDIALE ; LE FMI ; LES INSTITUTIONS DE BRETON WOODS ; MOODY’S ETC… QUI NE SONT QUE DES MOYENS POUR NOUS CONTROLER ; RETARDER OU ARRETER NOTRE BONNE ORGANISATION ET DEVELOPPEMENT !!!!

Laisser un commentaire