L’affaire dite des « 12 présumés homosexuels », qui éclabousse plusieurs personnalités dont l’animateur Pape Cheikh Diallo, continue de susciter de vives réactions au sein de l’opinion publique. Alors que l’indignation domine sur les réseaux sociaux, l’animatrice Asma Khadija a choisi de prendre la parole pour proposer une lecture différente de la situation, appelant à la mesure plutôt qu’à la condamnation systématique.
Dans un message relayé par nos confrères de Kawtef, l’animatrice ne nie pas la gravité des faits allégués ni la douleur qu’ils peuvent engendrer, mais elle refuse de s’ériger en tribunal moral. Face à la vague de critiques qui cible l’animateur, elle invite à une forme d’introspection collective. « Nous ne sommes pas meilleurs que les autres, c’est simplement que nos péchés sont différents des leurs », a-t-elle déclaré, soulignant que l’absence de faute publique ne signifie pas une absence de faute privée.
**Une référence musicale pour illustrer sa pensée**
Pour appuyer son propos et marquer sa distance avec les jugements péremptoires, Asma Khadija a convoqué une figure de la culture urbaine sénégalaise. Elle reprend à son compte une rime du rappeur DIP : « M. le Juge do yallah donc boul topondo yallah » (Monsieur le juge, vous n’êtes pas Dieu, alors n’imitez pas Dieu). Une manière pour elle de rappeler que le jugement moral ultime ne relève pas des hommes.
Au-delà de l’appel à la retenue, l’animatrice a tenu à exprimer sa fidélité à l’homme qu’elle a côtoyé, dissociant la personne des actes reprochés. Elle note avec un certain fatalisme le changement d’attitude de l’entourage de l’animateur en cette période de turbulences. Selon elle, peu de personnes sont aujourd’hui prêtes à assumer l’affection qu’elles portaient autrefois à Pape Cheikh Diallo. Une observation qu’elle conclut par une formule lapidaire : « That’s life ».
N’est-ce pas s’est cette asma qui avait fait son lomotif ??di montrer son Badio à son copain jusqu’à ce que l’affaire ne fuite. Donc ma chère Asma Call down and shuuuuuttt !!