En pleine période de trêve, la catégorie professionnelle spécifiquement touchée par les raids meurtriers de mercredi

Malgré l’accord de cessation des hostilités censé être en vigueur depuis plusieurs mois, la bande de Gaza a connu une nouvelle journée meurtrière ce mercredi. Les forces israéliennes ont mené plusieurs opérations distinctes du nord au sud de l’enclave, alourdissant le bilan humain d’un conflit qui perdure.

La situation sécuritaire reste extrêmement volatile sur le terrain, en dépit des engagements diplomatiques pris à l’automne dernier. Des sources médicales locales rapportent une série de frappes coordonnées ayant visé plusieurs zones résidentielles, confirmant que le mécanisme de trêve peine à garantir la sécurité des civils.

Selon les données recueillies par l’agence Anadolu, neuf Palestiniens ont perdu la vie au cours de ces dernières vingt-quatre heures. La répartition géographique des frappes montre une offensive simultanée : trois victimes ont été recensées dans la ville centrale de Deir el-Balah, trois autres à Gaza-ville, et trois dernières dans le secteur méridional de Khan Younès.

Au-delà du bilan chiffré, c’est la nature des cibles qui retient l’attention des observateurs. Munir el-Bursh, directeur général du ministère de la Santé de Gaza, a précisé que parmi les victimes des attaques dans le sud de l’enclave figuraient trois journalistes. Cette information souligne la vulnérabilité persistante des professionnels de l’information sur ce terrain d’opérations, même en période théorique de cessez-le-feu.

Sur le plan opérationnel, les témoins sur place décrivent un déploiement militaire intense. Des navires de la marine israélienne ont ouvert le feu à la mitrailleuse vers le littoral de Gaza-ville, appuyés par des hélicoptères et des véhicules blindés ciblant les secteurs orientaux. Dans le nord, près de la zone de Sheikh Zayed, des démolitions d’infrastructures restantes ont été signalées, suivies de fortes explosions.

Ces événements s’inscrivent dans une séquence lourde de conséquences depuis l’entrée en vigueur officielle du cessez-le-feu le 10 octobre 2025. Depuis cette date, les violations répétées ont coûté la vie à 483 Palestiniens et fait plus de 1 200 blessés. À plus long terme, la campagne militaire débutée en octobre 2023 affiche désormais un bilan dépassant les 71 000 morts, dans un territoire où 90 % des infrastructures civiles ont été détruites.

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