En pleine négociation indirecte, Donald Trump déploie un second porte-avions et adresse une mise en garde directe à l’Iran

Washington intensifie sa présence militaire dans une région déjà sous haute tension. Dans une déclaration faite vendredi à la Maison Blanche, le président Donald Trump a confirmé une escalade significative du dispositif naval américain au Moyen-Orient, liant ce déploiement à l’impasse persistante sur le dossier nucléaire iranien.

Le message envoyé par l’administration américaine est sans équivoque : la diplomatie sera désormais appuyée par une force de frappe considérablement accrue. Selon les informations rapportées par nos confrères d’Al Jazeera, le porte-avions USS Gerald R Ford a reçu l’ordre de quitter les Caraïbes pour rejoindre le Moyen-Orient « très bientôt ». Ce mouvement stratégique intervient alors que des pourparlers indirects se sont tenus la semaine dernière à Oman, sans pour autant dissiper les inquiétudes de Washington concernant les programmes balistiques et nucléaires de Téhéran.

Donald Trump a qualifié ce déploiement de « très grande force », précisant qu’elle se tiendrait prête « si nous en avons besoin ». Tout en affichant son optimisme quant à l’issue des négociations, le chef de l’État américain a formulé un avertissement explicite : l’échec des discussions se solderait par une « mauvaise journée pour l’Iran ». Il a également fait allusion aux troubles internes de la République islamique, estimant qu’un changement de régime serait « la meilleure chose qui puisse arriver ».

Un dispositif militaire qui s’ajoute à l’opération « Midnight Hammer »

L’arrivée imminente du Gerald R Ford, navire à propulsion nucléaire capable d’embarquer plus de 75 aéronefs, ne constitue pas un acte isolé. Elle s’inscrit dans une accumulation progressive de matériel militaire dans la région, où le porte-avions Abraham Lincoln, des destroyers lance-missiles et des avions de surveillance sont déjà positionnés. Cette concentration de forces fait écho aux événements de juin dernier, marqués par une guerre de 12 jours entre Israël et l’Iran.

Durant ce conflit, les États-Unis étaient intervenus brièvement via l’opération « Midnight Hammer », ciblant trois sites nucléaires iraniens que Donald Trump affirme avoir « totalement anéantis ». Cependant, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) peine à vérifier l’état réel de ces infrastructures. Rafael Grossi, directeur de l’AIEA, a confié lors de la Conférence de sécurité de Munich que si les inspecteurs sont retournés en Iran, l’accès aux sites visés par les frappes de juin leur reste interdit.

La question des missiles balistiques au cœur du blocage

Ce renforcement militaire survient quelques jours après une rencontre à Washington entre Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Si ce dernier espère un « bon accord », il a exprimé de vives réserves sur tout compromis qui n’inclurait pas une limitation stricte du programme de missiles balistiques de Téhéran. Une exigence que l’Iran refuse publiquement de discuter.

Depuis son retour au pouvoir en janvier, l’administration Trump a durci le ton, passant d’une volonté de nouvel accord à une exigence de « zéro enrichissement », une ligne rouge jugée inacceptable par les négociateurs iraniens. Face à cette impasse, les pays du Golfe redoutent qu’une nouvelle étincelle ne transforme les tensions actuelles en un conflit régional généralisé.

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Un commentaire

  1. Cette fois ce sera la guerre totale . Les sionistes et leurs chiens de guerre americains seront humiliés.

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