L’incertitude qui planait sur la rencontre de Coupe du monde T20 entre l’Inde et le Pakistan est levée. Alors qu’une menace de boycott avait été brandie par Islamabad, bloquant la tenue de ce match à haute tension depuis plus d’une semaine, une nouvelle instruction officielle vient de sceller le sort du duel prévu dimanche à Colombo.
Selon les informations rapportées par Al Jazeera, le gouvernement pakistanais a formellement autorisé son équipe nationale à disputer la rencontre. Ce revirement, acté tard lundi soir, met fin à l’ordre initial qui interdisait aux joueurs de descendre sur le terrain contre leur rival historique. Dans une déclaration publiée sur son compte officiel, Islamabad indique avoir donné cette directive après des « discussions multilatérales » et à la demande de « pays amis », invoquant la nécessité de « protéger l’esprit du cricket ».
Ce dénouement intervient après un week-end de négociations intenses. Les dirigeants de l’International Cricket Council (ICC) et de la Fédération de cricket du Bangladesh se sont rendus à Lahore pour s’entretenir avec leurs homologues pakistanais. Parallèlement, les gouvernements du Bangladesh et du Sri Lanka ont adressé des correspondances officielles exhortant le Pakistan à revoir sa position.
La confirmation du match a été accueillie avec soulagement par les organisateurs et les staffs techniques. Le camp indien s’est déclaré « ravi » d’affronter une « équipe de qualité », malgré un calendrier logistique serré qui obligera l’Inde à voyager de New Delhi à Colombo vendredi matin, juste après son match contre la Namibie. L’entraîneur adjoint de l’Inde, Ryan ten Doeschate, a souligné que la préparation de l’équipe n’avait pas changé malgré le flou diplomatique.
Au-delà de l’enjeu sportif, la dimension économique a pesé dans la balance. Ce match constitue l’événement le plus lucratif du cricket mondial, générant des millions de dollars en droits de diffusion et en tourisme. Le président sri-lankais, Anura Kumara Dissanayake, a publiquement remercié le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif pour avoir garanti la tenue de l’événement, évitant ainsi ce que les observateurs qualifiaient de situation « perdant-perdant » pour l’ensemble des nations membres de l’ICC.