Donald Trump met fin à 30 ans d’absence présidentielle au Venezuela et impose une nouvelle règle aux compagnies pétrolières

Donald Trump a fait part, ce vendredi, de son intention de se rendre au Venezuela. Une annonce effectuée alors qu’il quittait la Maison Blanche pour la base militaire de Fort Bragg, en Caroline du Nord, afin d’y rencontrer les soldats impliqués dans l’opération du 3 janvier ayant conduit à l’enlèvement de Nicolas Maduro. Si aucune date n’est encore arrêtée, ce déplacement marquerait la première visite d’un président américain en exercice dans ce pays d’Amérique du Sud depuis Bill Clinton en 1997.

Selon les informations rapportées par Al Jazeera, le président américain lie directement cette ouverture diplomatique à des impératifs économiques tangibles. « L’argent rentre », a-t-il déclaré, saluant le travail de l’administration actuelle dirigée par Delcy Rodriguez. Cette dernière, ancienne adjointe de Nicolas Maduro, a supervisé plusieurs concessions envers Washington, notamment le gel des livraisons de pétrole à Cuba et l’ouverture de l’industrie pétrolière aux capitaux étrangers.

Le département du Trésor a d’ailleurs annoncé un allégement significatif des sanctions pesant sur le secteur énergétique vénézuélien. De nouvelles licences permettent désormais à des géants comme Chevron, BP, Eni, Shell et Repsol d’opérer. Toutefois, Washington a posé une condition stricte pour les nouveaux contrats d’investissement : ils ne peuvent s’étendre à la Russie, à l’Iran, à la Chine ou aux entités détenues par leurs ressortissants.

L’objectif affiché par Donald Trump est d’attirer 100 milliards de dollars d’investissements étrangers. Le secrétaire à l’Énergie, Chris Wright, premier membre du cabinet à s’être rendu sur place, a indiqué que les ventes de pétrole ont déjà généré un milliard de dollars depuis le début de l’année et devraient atteindre cinq milliards dans les mois à venir. Ces fonds resteront sous contrôle américain jusqu’à l’établissement d’un « gouvernement représentatif ».

Cette reprise en main des ressources naturelles suscite des critiques au niveau international. Des experts de l’ONU ont qualifié l’influence américaine de violation du droit à l’autodétermination, tandis que des juristes dénoncent l’opération militaire du 3 janvier comme une atteinte flagrante à la souveraineté du Venezuela. Donald Trump, pour sa part, a loué l’efficacité de l’armée américaine lors de cette intervention qui a coûté la vie à plus de 100 membres des forces de sécurité cubaines et vénézuéliennes.

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