Le président américain Donald Trump a fermement rejeté lundi les affirmations selon lesquelles Israël l’aurait poussé à engager une guerre contre l’Iran. Alors que les affrontements sont temporairement suspendus, le dirigeant fait face à une contestation interne et prépare une nouvelle phase diplomatique.
Selon les informations rapportées par Al Jazeera, Donald Trump s’est exprimé sur les réseaux sociaux pour affirmer que l’État hébreu ne l’avait « jamais poussé à la guerre avec l’Iran ». Il a attribué la cause de cette offensive aux conséquences de l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023, ajoutées à sa volonté d’empêcher Téhéran d’acquérir l’arme nucléaire. Cette déclaration intervient alors que Tulsi Gabbard, sa cheffe du renseignement, a affirmé devant le Congrès en mars que l’Iran ne développait pas d’arsenal nucléaire.
L’administration américaine fait actuellement face à la contestation d’une partie de sa population. Une enquête d’opinion d’NBC News souligne que deux tiers des Américains désapprouvent la gestion du conflit par Donald Trump. Sur le plan économique, le prix de l’essence se maintient au-dessus de 4 dollars le gallon. Une situation liée au blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran, en représailles aux frappes américano-israéliennes du 28 février ayant entraîné la mort du Guide suprême Ali Khamenei.
Face aux critiques, notamment celles de la démocrate Kamala Harris qui l’accuse d’avoir cédé aux requêtes de Benjamin Netanyahu, le président a fustigé les médias et les instituts de sondage. Il a affirmé que 90 % des contenus diffusés à ce sujet sont des mensonges.
Vers une reprise des négociations
Donald Trump a mis en exergue sa politique au Venezuela, marquée par l’enlèvement du président Nicolas Maduro par les forces américaines en janvier, tout en évoquant la perspective d’un « changement de régime » en Iran.
Pendant que la situation reste figée sur le plan militaire, et que d’autres acteurs internationaux maintiennent leurs efforts diplomatiques, des pourparlers directs entre officiels américains et iraniens pourraient se tenir cette semaine au Pakistan, comme l’indique Al Jazeera. Les deux camps ont toutefois prévenu que les combats reprendraient si aucun accord n’était trouvé.