« Dix sur dix » : Donald Trump confirme son voyage au Venezuela et révèle le levier économique de cette entente

Le président américain a confirmé, vendredi, son intention de se rendre à Caracas dans un avenir proche. Cette annonce intervient dans un contexte de réchauffement diplomatique accéléré entre Washington et le gouvernement intérimaire vénézuélien, quelques semaines seulement après l’opération militaire ayant visé l’ancien dirigeant Nicolás Maduro.

C’est un virage diplomatique spectaculaire que Washington est en train d’opérer en Amérique du Sud. Depuis la Maison-Blanche, Donald Trump a fait part aux journalistes de sa volonté de se rendre physiquement au Venezuela. Si aucune date n’a encore été arrêtée pour ce déplacement, l’intention est clairement affichée : « Je vais faire une visite au Venezuela… Nous n’avons pas encore décidé quand », a-t-il déclaré, selon les propos rapportés par l’agence Anadolu.

Une relation notée « dix sur dix »

Le chef de l’État américain ne tarit pas d’éloges sur la nouvelle dynamique installée avec Caracas depuis la prise de fonction de la présidente par intérim, Delcy Rodríguez. Qualifiant les relations bilatérales de « très bonnes », Donald Trump a même attribué une note maximale à cette coopération naissante : « La relation que nous avons actuellement avec le Venezuela est, je dirais, un dix sur dix. »

Cette entente cordiale tranche radicalement avec les tensions des années précédentes. Selon le président américain, Washington et Caracas « travaillent très étroitement ensemble », une proximité qui s’explique en grande partie par des intérêts économiques communs.

Le pétrole au cœur du rapprochement

Le moteur principal de cette normalisation reste le secteur énergétique. Donald Trump a souligné que les grandes compagnies pétrolières américaines opèrent désormais activement dans le pays, générant « des revenus importants » pour les deux parties. Il a précisé que la production pétrolière locale est en hausse et que les États-Unis raffinent actuellement du brut vénézuélien.

Pour concrétiser cette alliance stratégique, le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, a effectué un déplacement à Caracas cette semaine. Sa mission consistait à évaluer l’état des infrastructures pétrolières et à discuter d’une réforme du secteur énergétique. L’objectif affiché est double : relancer l’économie vénézuélienne et réintégrer ses vastes réserves sur le marché mondial.

L’ombre du 3 janvier

Ce rapprochement survient moins de deux mois après un événement qui a bouleversé l’échiquier politique vénézuélien. Le 3 janvier dernier, une opération militaire menée par les forces américaines à Caracas avait abouti à la capture de l’ancien président Nicolás Maduro et de son épouse Cilia Flores. Transférés aux États-Unis, ils sont actuellement détenus dans un centre fédéral à New York. C’est à la suite de cette intervention que Delcy Rodríguez a pris les rênes du pouvoir, initiant ce processus de normalisation avec l’administration Trump.

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