Devant 50 délégations, JD Vance expose la condition sine qua non pour intégrer la future zone d’échange américaine

L’administration américaine a réuni, mercredi, les représentants de plus de 50 nations pour présenter les contours d’une nouvelle architecture commerciale mondiale. Face à la saturation des marchés par des produits à bas coûts, Washington tente de fédérer ses alliés autour d’un modèle économique défensif, ciblant implicitement la domination chinoise sur les ressources stratégiques.

Le vice-président JD Vance a profité de cette tribune pour détailler un projet de « zone d’échange préférentielle ». L’objectif affiché par la Maison Blanche est de sécuriser l’approvisionnement en minéraux critiques, indispensables aux technologies modernes, tout en protégeant les industries nationales contre ce que Washington qualifie de concurrence déloyale.

Selon les déclarations rapportées par l’agence Anadolu, ce dispositif repose sur un mécanisme de régulation des prix particulièrement strict. JD Vance a expliqué que les États-Unis souhaitent instaurer des « prix planchers juridiquement contraignants » au sein de cette zone. Concrètement, des prix de référence seraient établis pour chaque étape de la production des minerais. Pour les pays membres, ces seuils seraient protégés par des droits de douane ajustables, conçus pour neutraliser les fluctuations artificielles du marché.

Bien que Pékin n’ait pas été nommément cité lors de cette allocution, la référence aux « gens inondant nos marchés avec des minéraux critiques bon marché » vise directement les pratiques commerciales de la Chine, premier producteur mondial du secteur. L’initiative cherche à offrir une alternative aux subventions massives qui, selon l’administration Trump, sapent la compétitivité des fabricants occidentaux.

Le secrétaire d’État Marco Rubio a tenu à préciser le rôle des partenaires potentiels ne disposant pas de ressources extractives. D’après les informations communiquées lors de la réunion ministérielle, l’intégration à cette zone ne se limite pas à l’extraction. « Si vous n’avez pas de minéraux, vous pouvez aider à les raffiner », a souligné le chef de la diplomatie américaine, insistant sur la nécessité de répartir les rôles pour bâtir un marché « résilient et diversifié ».

Ce projet de coalition minière s’appuie sur la puissance d’achat cumulée des pays consommateurs présents à Washington. L’administration américaine entend ainsi imposer une « juste valeur marchande réelle », conditionnant l’accès à ce marché protégé au respect des nouveaux standards tarifaires définis par le groupe.

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