Réuni ce mercredi pour un tour d’horizon des priorités gouvernementales, l’exécutif français a abordé plusieurs dossiers sensibles allant de la sécurité nationale à la diplomatie. Lors du compte rendu du Conseil des ministres, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a détaillé les orientations prises concernant la gestion des flux migratoires et les tensions internationales, notamment avec Téhéran.
Au chapitre de l’immigration, Paris affiche sa volonté de resserrer les conditions d’accueil sur son sol. Tout en défendant un bilan sécuritaire marqué par une hausse des éloignements forcés, la porte-parole a confirmé qu’une réflexion était engagée pour réformer les modalités d’attribution des visas étudiants. Le gouvernement souhaite désormais lier davantage ces titres de séjour aux besoins réels du marché du travail. Selon Maud Bregeon, l’objectif est de « renforcer la sélectivité » en ciblant spécifiquement les « filières économiques prioritaires ». Cette approche vise à aligner l’accueil des étudiants étrangers avec les secteurs en tension de l’économie française.
Sur le plan diplomatique, la France durcit considérablement le ton face à l’Iran. Dénonçant une répression jugée « d’une violence sans équivalent dans l’histoire contemporaine » du pays, Paris discute activement avec ses partenaires européens de nouvelles sanctions. Au cœur de ces échanges figure une mesure potentiellement lourde de conséquences : l’inscription du corps des Gardiens de la révolution sur la liste des organisations terroristes. « À ce sujet, je veux être très claire, il n’y a aucun tabou », a martelé Maud Bregeon, rejetant toute accusation de faiblesse de la part de l’exécutif français.
Cette prise de position intervient alors que deux ressortissants français, Cécile Kohler et Jacques Paris, demeurent bloqués à l’ambassade de France à Téhéran, dans l’attente de leur rapatriement. Par ailleurs, selon les informations relayées par l’agence Anadolu, un Conseil de défense et de sécurité nationale (CDSN) consacré aux ingérences étrangères s’est également tenu ce mercredi, le deuxième du genre depuis la fin de l’année 2024, témoignant de la vigilance accrue des autorités sur ces menaces extérieures.