Crise universitaire : les deux leviers actés par le chef de l’État pour forcer le retour à la normale

Le système universitaire sénégalais s’apprête à entamer une mutation de fond. Lors de son adresse à la nation du vendredi 3 avril 2026, à la veille de la fête de l’indépendance, le président Bassirou Diomaye Faye a posé le diagnostic d’un secteur confronté à des vulnérabilités croissantes, nécessitant des corrections urgentes.

Le débat sur la fragilité des campus a été récemment ravivé par le décès de l’étudiant Abdoulaye Ba à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar. Face à cette situation, rapportée par le journal Sud Quotidien, le chef de l’État a pointé la « massification des effectifs d’étudiants » ainsi que « l’insuffisance d’enseignants-chercheurs et des infrastructures » comme les principaux défis à relever, tout en saluant la résilience de l’institution.

Pour amorcer cette transformation, une première directive a été actée. Le Président a instruit la tenue d’assises dédiées au sous-secteur de l’enseignement supérieur. Ces concertations aboutiront à l’élaboration de l’Agenda national de Transformation de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (ANTESRI). Ce document cadre doit servir de feuille de route pour bâtir une université pacifiée et compétitive, en adéquation avec le référentiel Sénégal 2050.

En parallèle de cette vision à long terme, une mesure immédiate a été prise pour réguler le dérèglement du calendrier académique et la crise liée aux allocations d’études. L’État a ainsi conclu des contrats de performance avec l’ensemble des universités publiques. L’objectif affiché est d’imposer un retour définitif à une année universitaire normale.

Enfin, cette refondation s’étendra aux contenus pédagogiques. Les futurs cursus devront intégrer un ancrage dans les langues, la culture et les valeurs nationales. Ils auront également pour vocation de préparer les étudiants aux exigences scientifiques de demain, avec une orientation spécifique vers le numérique et l’intelligence artificielle.

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Un commentaire

  1. Dioumaye nous ferait presque rire, si sa mémoire n’était pas aussi sélective que son action est dérisoire. Deux petites années au pouvoir ont suffi pour qu’il enterre les promesses des assises de la justice sous la poussière de tiroirs que personne n’ouvrira plus. Notre grand orateur vient encore de pondre un décret bâti sur du sable mouvant, confirmant sa réputation de prince du parjure et de la parole stérile. Le vilain de Ndiaganiao ne trompe plus personne : il n’est que l’usurpateur du trône, un Iznogoud mal déguisé jouant au khalife à la place du khalife.

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