L’attente autour de la divulgation des noms figurant sur la liste détenue par l’ONG islamique Jamra devra se prolonger. Alors que l’opinion publique guettait la publication imminente de l’identité de 650 personnes présentées comme homosexuelles, l’organisation a choisi de temporiser. Cette décision, loin d’être un recul, répond à une logique juridique précise dictée par le conseil de la structure.
L’ONG Jamra a décidé de surseoir momentanément à la publication de cette liste controversée. D’après les informations relayées par nos confrères d’IGFM, cette suspension fait suite à une demande explicite de l’avocat de l’organisation. Mame Makhtar Guèye et ses collaborateurs ont accepté de suivre cette directive, inscrivant leur démarche dans une stratégie de prudence et de conformité légale.
Cette méthodologie n’est pas inédite pour l’organisation. Pour justifier ce report, les responsables de Jamra font appel à la mémoire institutionnelle du combat qu’ils mènent. Ils rappellent qu’en 1985, une procédure identique avait été adoptée lors de l’affaire de la liste des 25 francs-maçons. À l’époque, en collaboration avec Me Babacar Niang, l’organisation avait d’abord sécurisé ses arrières juridiques avant de rendre publiques les informations en sa possession. C’est cette même rigueur procédurale qui est invoquée aujourd’hui pour différer l’annonce.
Ce développement survient dans un climat social particulièrement tendu. Les forces de sécurité ont procédé récemment à l’arrestation de plus d’une dizaine d’individus pour des faits présumés d’actes contre nature et de transmission volontaire du VIH/sida. Si la détention de cette liste par Jamra continue de susciter des inquiétudes quant au respect de la vie privée et des droits des personnes ciblées, l’ONG maintient sa ligne directrice, tout en adaptant son calendrier aux recommandations de sa défense.
Nafekh baxull quoi…tapette ba pare barri guemegne!
n’importe quoi ki dafa yap sénégalais yi di khékh goordjiguén ta niémé wo.
nguen yakarni liste fi fiable na..nimou wakh ni nonou lako amé la wolou woul