La guerre en Iran continue de paralyser les flux énergétiques mondiaux. Selon les dernières données publiées par Washington, les perturbations dans la région atteignent des niveaux critiques, poussant le président américain à formuler une exigence stricte assortie d’une date butoir.
Dans ses perspectives énergétiques à court terme pour le mois d’avril, l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA), citée par l’agence Anadolu, prévoit que 9,1 millions de barils de pétrole brut par jour (bpj) seront maintenus hors du marché ce mois-ci. Cette situation découle directement des limitations de circulation via le détroit d’Ormuz. Dès le mois de mars, l’Irak, l’Arabie saoudite, le Koweït, les Émirats arabes unis, le Qatar et Bahreïn avaient déjà suspendu collectivement 7,5 millions de barils par jour. L’EIA précise que ces blocages entraînent un remplissage accéléré des capacités de stockage dans les pays dépendants de cette voie maritime pour leurs exportations.
Les projections de l’agence américaine indiquent que si le conflit s’achève d’ici la fin du mois d’avril, les arrêts de production pourraient redescendre à 6,7 millions de bpj en mai. Un retour progressif aux niveaux d’avant-crise est envisagé par les experts d’ici la fin de l’année 2026. Sur le plan tarifaire, le baril de Brent, qui s’établissait en moyenne à 103 dollars en mars, devrait culminer à 115 dollars au deuxième trimestre 2026, soutenu par une prime de risque géopolitique persistante. Pour compenser ce déficit mondial, l’EIA anticipe une hausse de l’offre américaine, avec une production estimée à 13,6 millions de bpj en 2026, puis 13,8 millions en 2027.
Face à cette paralysie énergétique mondiale, la Maison Blanche accentue la pression militaire. Le président Donald Trump a fixé un ultimatum à Téhéran, exigeant la réouverture du détroit d’Ormuz avant mardi à 20h00, heure de l’Est (00h00 GMT mercredi). Passé ce délai, les États-Unis mettront à exécution leur menace de frapper les infrastructures iraniennes critiques.