La crise meurtrière qui secoue la République islamique d’Iran suscite une nouvelle réaction sur le plan international. Face à l’intensification de la campagne militaire conjointe menée par les États-Unis et Israël, la diplomatie chinoise a officiellement annoncé une assistance matérielle destinée à soutenir les populations touchées par une frappe spécifique.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, la Société de la Croix-Rouge de Chine a décidé d’allouer une aide humanitaire d’urgence de 200 000 dollars au Croissant-Rouge iranien. Cette décision, annoncée ce vendredi par Guo Jiakun, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, vise à assister les familles endeuillées par un bombardement précis. Le diplomate a fermement condamné ces actes, soulignant qu’attaquer des civils constitue une « violation grave du droit humanitaire international et franchit la ligne de base de l’humanité ».
L’événement déclencheur de cette aide ciblée est la frappe aérienne survenue le 28 février contre l’école élémentaire Shajareh Tayyebeh, située dans la ville de Minab, au sud de l’Iran. Cette attaque a coûté la vie à au moins 150 écolières. Ce drame s’inscrit dans un bilan global particulièrement lourd : les opérations américano-israéliennes ont fait plus de 1 300 morts, parmi lesquels figure l’ancien Guide suprême Ali Khamenei, et plus de 10 000 blessés.
En réponse à ces offensives, Téhéran a multiplié les tirs de drones et de missiles en direction d’Israël, mais également vers des installations militaires américaines basées en Jordanie, en Irak et dans plusieurs pays du Golfe. Depuis l’éclatement de ce conflit direct, huit militaires américains ont perdu la vie.
Sur le plan économique et géopolitique, les répercussions dépassent le cadre régional. Aux alentours du 1er mars, l’Iran a procédé à la fermeture effective du détroit d’Ormuz. Ce point de passage stratégique, par lequel transitent quotidiennement près de 20 millions de barils de pétrole et environ 20 % du commerce mondial de gaz naturel liquéfié, est désormais bloqué, provoquant une flambée immédiate des cours des hydrocarbures sur les marchés mondiaux.
Face à cette escalade, la diplomatie chinoise a fait part de sa vive préoccupation. Par la voix de son porte-parole, Pékin a appelé à l’arrêt immédiat des opérations militaires et au retour au dialogue, insistant sur le fait que « la souveraineté, la sécurité et l’intégrité territoriale de tous les pays doivent être respectées et ne tolèrent aucune violation ».