Cisjordanie occupée : La définition lourde de conséquences que Riyad Mansour pose sur les nouvelles directives israéliennes

Au siège des Nations Unies à New York, une mobilisation diplomatique d’urgence s’organise autour de la situation dans les territoires palestiniens. Alors que le cabinet de sécurité israélien vient d’approuver une série de mesures modifiant les règles de propriété et de contrôle militaire, la représentation palestinienne tente de faire barrage à ce qu’elle considère comme un point de non-retour. L’ambassadeur Riyad Mansour a pris la parole mardi pour qualifier juridiquement ces nouveaux dispositifs, appelant la communauté internationale à une réaction immédiate.

L’alerte lancée par le diplomate palestinien, entouré de représentants de nations arabes et musulmanes, vise spécifiquement les décisions validées dimanche dernier par les autorités israéliennes. Ces nouvelles directives facilitent la saisie de terres palestiniennes par des citoyens israéliens et l’achat direct de propriétés en Cisjordanie occupée, tout en étendant le contrôle militaire sur la zone.

**Une « annexion » dénoncée par Ramallah**

Selon les informations rapportées par notre source Al Jazeera, Riyad Mansour n’a pas hésité sur les termes pour décrire la situation. Pour l’envoyé palestinien, ces manœuvres constituent ni plus ni moins qu’une « annexion de la terre du peuple palestinien ». Il a exhorté les « partenaires puissants » de la Palestine à stopper Israël dans cet élan, qualifié de violation flagrante du droit international et de la volonté de la communauté des nations.

Cette lecture des faits est corroborée par les déclarations de certains officiels israéliens eux-mêmes. Le ministre de l’Énergie et des Infrastructures, Eli Cohen, membre du parti Likoud du Premier ministre Benjamin Netanyahu, a affirmé mardi que ces mesures de renforcement du contrôle représentaient une « souveraineté de facto » sur le territoire.

**Un contexte international sous tension**

La diplomatie palestinienne affirme ne pas être isolée dans ce combat. L’ambassadeur de Turquie à l’ONU, Ahmet Yildiz, a relayé la position de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), condamnant des décisions visant à « imposer une souveraineté israélienne illégale » et à modifier la réalité administrative sur le terrain.

Ces développements surviennent dans un calendrier diplomatique particulier, à quelques jours seulement de la visite officielle de Benjamin Netanyahu aux États-Unis. Si le président américain Donald Trump s’est affiché comme un fervent soutien d’Israël, il a par le passé exprimé son opposition à l’annexion formelle de la Cisjordanie occupée. La Cour internationale de Justice avait, pour sa part, statué en 2024 que les colonies israéliennes et le régime associé violaient le droit international.

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