Ciblés par une frappe « cinétique », deux occupants d’un navire tués par l’armée américaine dans le Pacifique

L’armée américaine poursuit ses opérations navales offensives dans les eaux internationales, marquant une nouvelle escalade dans sa stratégie de contrôle maritime. Lundi dernier, une intervention musclée dans l’est de l’océan Pacifique a abouti à la neutralisation d’une embarcation et à des pertes humaines, relançant le débat sur les méthodes employées par le commandement militaire des États-Unis dans la région.

Le Commandement Sud des États-Unis (SOUTHCOM), qui supervise les opérations militaires en Amérique latine et dans les Caraïbes, a confirmé avoir mené une « frappe cinétique létale » contre un navire. Selon les informations relayées par Al Jazeera, cette attaque a coûté la vie à deux personnes, tandis qu’un troisième occupant a survécu au tir. Immédiatement après l’engagement, les forces américaines ont notifié leurs garde-côtes pour activer le système de recherche et de sauvetage afin de récupérer le survivant.

Pour justifier cette action, le commandement américain a qualifié les occupants de « narco-terroristes » et allégué que le navire était impliqué dans le trafic de drogue. Toutefois, notre rédaction note que le communiqué officiel ne fournit aucune preuve matérielle pour étayer ces accusations. Le SOUTHCOM a diffusé une courte vidéo de dix secondes montrant le moment de l’impact : on y distingue une petite embarcation motorisée dans le viseur avant qu’une explosion ne se déclenche, laissant la structure du bateau partiellement intacte mais ralentie.

Ce nouvel incident s’inscrit dans une séquence d’intensification des activités militaires américaines. Il s’agit de la troisième attaque ordonnée par Washington sur des navires depuis le raid nocturne mené à Caracas début janvier, au cours duquel les forces américaines ont enlevé le président vénézuélien Nicolas Maduro. Les données compilées par les organisations de surveillance indiquent que les États-Unis ont désormais mené environ 37 attaques contre 39 navires dans le Pacifique oriental et les Caraïbes, causant la mort d’au moins 130 personnes.

Cette approche suscite de vives critiques de la part des juristes et des défenseurs des droits humains. Ces experts accusent l’administration américaine de procéder à des exécutions extrajudiciaires, agissant à la fois comme « juge, jury et bourreau » envers des suspects de trafic de drogue. Le sort exact du survivant de l’attaque de lundi, tout comme ses chances de sauvetage, n’a pas été détaillé par les autorités militaires, alimentant les inquiétudes sur le respect du droit international en haute mer.

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