Le bras de fer financier entre Washington et Téhéran connaît un nouveau durcissement. Le Département d’État américain a officialisé, ce vendredi, une série de mesures coercitives destinées à briser les mécanismes de contournement des restrictions sur l’exportation d’hydrocarbures.
Au cœur de cette offensive diplomatique et économique se trouve la « flotte fantôme » iranienne. Selon les informations relayées par Anadolu, l’administration américaine a identifié et sanctionné un réseau complexe comprenant 15 entités, deux personnes physiques et pas moins de 14 navires. Ces acteurs sont accusés de faciliter le commerce illicite de pétrole et de produits pétrochimiques, générant des revenus cruciaux pour le régime.
La justification apportée par Washington repose sur l’utilisation finale de ces fonds. Le communiqué officiel souligne que ces ressources, au lieu de servir au bien-être de la population ou à la rénovation d’infrastructures nationales vieillissantes, sont détournées pour financer des « activités déstabilisatrices » à l’échelle internationale. L’accent est mis sur le soutien aux groupes affiliés (proxies) et le renforcement de la répression interne.
Les États-Unis préviennent que cette pression ne se relâchera pas. Tant que l’Iran persistera à vouloir générer des revenus hors du cadre légal international pour soutenir ce que Washington qualifie de « comportements oppressifs et activités terroristes », les sanctions continueront de viser les circuits d’évasion.