La tension sécuritaire qui secoue le Moyen-Orient depuis la fin du mois de février pousse les chancelleries occidentales à clarifier leurs alliances. Face à la multiplication des offensives aériennes touchant les pays de la péninsule arabique, les institutions européennes viennent de formuler une position diplomatique sans équivoque concernant la sécurité de la région.
Le président du Conseil européen, Antonio Costa, a officiellement réaffirmé dimanche la solidarité de l’Union européenne avec les États membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Selon l’agence Anadolu, le dirigeant européen a fermement condamné les opérations militaires en cours. « L’UE est solidaire des pays du Conseil de coopération du Golfe face aux frappes aériennes et aux attaques de drones iraniennes continues visant des civils et des infrastructures dans la région », a-t-il déclaré sur le réseau social X, exigeant que ces offensives cessent immédiatement.
Cette prise de position publique fait suite à un entretien téléphonique direct avec le président des Émirats arabes unis, Cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyan. Au cours de cet échange, Antonio Costa a garanti le soutien de Bruxelles à cet État du Golfe. Notre rédaction note qu’il a également appelé l’ensemble des parties prenantes à la désescalade, demandant de donner une chance à la diplomatie pour préserver la stabilité au Moyen-Orient.
Ces développements s’inscrivent dans une séquence de haute intensité déclenchée le 28 février dernier par des frappes conjointes des États-Unis et d’Israël contre l’Iran. Cette campagne militaire initiale a entraîné la mort de plus de 1 400 personnes, incluant l’ancien Guide suprême Ali Khamenei. En représailles, Téhéran a déployé un vaste arsenal de missiles et de drones ciblant le territoire israélien, la Jordanie, l’Irak, ainsi que les pays du Golfe abritant des installations militaires américaines. Ces opérations ont causé des pertes humaines et d’importants dégâts matériels, perturbant le trafic aérien international et suscitant la condamnation de plusieurs pays face aux dommages infligés aux zones résidentielles et aux sites pétroliers.