Changements anticonstitutionnels : À côté des transitions validées, les deux pays spécifiquement pointés du doigt par l’Union africaine

La 48e session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine s’est ouverte ce mercredi à Addis-Abeba sur un constat contrasté concernant la stabilité politique du continent. Si des avancées ont été saluées par la Commission, son Président Mahmoud Ali Youssouf a tenu à mettre en lumière la persistance de ruptures démocratiques, ciblant particulièrement deux situations nationales récentes qui demeurent au cœur des préoccupations de l’organisation.

Dans son discours inaugural, le Président de la Commission a dressé un tableau sans concession des défis institutionnels actuels. Selon Agence Afrique, Mahmoud Ali Youssouf a explicitement cité les cas de Madagascar et de la Guinée-Bissau comme exemples de cette instabilité persistante. Pour la Grande Île, le diplomate a rappelé le renversement du régime d’Andry Rajoelina survenu le 14 octobre dernier, consécutif à plusieurs semaines de tensions populaires. La transition y est actuellement assurée par le colonel Michaël Randrianirina.

Le second dossier soulevé concerne la Guinée-Bissau, théâtre d’un coup d’État le 26 novembre 2025. Ce putsch a écarté le président Umaro Sissoco Embaló au lendemain d’élections générales contestées, laissant la place à un « Haut commandement militaire pour la restauration de la sécurité nationale et de l’ordre public ». La Commission assure toutefois qu’elle s’efforce d’accompagner ces deux nations dans leurs processus respectifs de retour à l’ordre constitutionnel.

Cette inquiétude affichée contraste avec la satisfaction exprimée concernant d’autres trajectoires politiques. Mahmoud Ali Youssouf a en effet salué le rétablissement de l’ordre constitutionnel en République gabonaise et en République de Guinée. Ces deux États, après avoir mené à terme des processus de transition soutenus par la Commission, ont vu leur retour acté au sein de l’organisation continentale.

Cette session du Conseil exécutif, qui se tient du 11 au 12 février, sert de prélude au 39ème sommet des chefs d’État et de gouvernement prévu les 14 et 15 février. Les travaux se déroulent sous le thème de l’année 2026 : « Assurer une disponibilité durable de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 ».

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Un commentaire

  1. Sans blague!
    Ca c’est ajouter du sel dans l’eau de mer.
    Meme si le Sénégal s’en sort bien les elections qui ont permis de faire partir Macky ont été entachées irrégularités profondes.
    Pas un seul pays ne peut prétendre d’avoir tenu des elections libres et démocratiques.

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