La capitale de la République centrafricaine a abrité ce lundi 30 mars une cérémonie solennelle marquant le début d’une nouvelle ère constitutionnelle. Réélu en décembre dernier avec 77,90 % des suffrages, le président sortant a officiellement pris ses fonctions lors d’un rassemblement organisé dans un stade de 20 000 places à Bangui.
Selon les informations rapportées par l’Agence Afrique, Faustin Archange Touadéra a prêté serment devant un parterre de dignitaires étrangers pour acter le premier mandat de la Septième République centrafricaine. L’événement a réuni plusieurs chefs d’État du continent, dont Denis Sassou Nguesso du Congo, président en exercice de la CEMAC, Brice Clotaire Oligui Nguema du Gabon, Evariste Ndayishimiye du Burundi, actuel président de l’Union Africaine, ainsi que le dirigeant comorien Asali Assoumani.
Le protocole de l’investiture a respecté une symbolique forte. Le président a prononcé son serment devant ses concitoyens en français et en sango, la langue nationale. Il a ensuite reçu le Grand Collier du Grand Chancelier, avant de se voir remettre le drapeau centrafricain des mains du chef d’état-major des armées.
C’est à l’occasion de son discours que le chef de l’État a défini le cap de son nouveau mandat. Un communiqué de la présidence précise que les engagements clés de ce septennat s’articulent autour d’une réforme profonde de la gouvernance. Cette priorité, érigée en fil conducteur, est placée sous le signe de l’exemplarité exigée pour les institutions de cette nouvelle République.
L’administration présidentielle a souligné la présence massive de milliers de citoyens dans les gradins, y voyant l’expression d’un attachement populaire aux valeurs républicaines. La cérémonie officielle s’est clôturée sur une note culturelle, avec le passage de majorettes et les prestations de plusieurs artistes et chanteurs locaux.