Les automobilistes français font face à des difficultés d’approvisionnement dans certaines stations-service, suscitant des craintes à l’échelle nationale. Face à cette situation, le gouvernement est intervenu ce mercredi pour clarifier l’état réel des stocks et identifier l’origine de ces perturbations localisées.
Selon l’agence Anadolu, la ministre déléguée à l’Énergie et porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a pris la parole sur la chaîne TF1 pour écarter tout risque de rupture d’approvisionnement à l’échelle du pays. Les données officielles indiquent que moins de 10 % des stations-service sur le territoire français sont actuellement touchées par des ruptures totales ou partielles. Les autorités assurent que les stocks stratégiques nationaux permettent de maintenir la situation sous contrôle.
Les perturbations constatées ne relèvent pas d’un déficit global de carburant, mais d’une dynamique de consommation ciblée. Les difficultés se concentrent principalement sur le réseau du groupe TotalEnergies. Cette enseigne fait face à une affluence massive en raison de l’application d’un plafonnement de ses prix, fixé à 1,99 euro le litre pour l’essence et 2,09 euros pour le diesel. Le gouvernement précise qu’il s’agit de tensions logistiques liées à cette hausse soudaine de la demande, accentuée par l’approche des périodes de forte circulation.
Ce phénomène interne s’inscrit dans un contexte mondial de flambée des prix de l’énergie. Le litre de gazole a récemment atteint en France un niveau record inédit depuis 1985. Une conjoncture directement alimentée par les perturbations du marché pétrolier international, elles-mêmes liées aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient et aux difficultés d’acheminement via le détroit d’Ormuz.