Blocus d’Ormuz : l’exigence financière posée par l’Iran pour céder à l’ultimatum de Donald Trump

La tension franchit un nouveau palier autour du détroit d’Ormuz. À l’approche de l’échéance fixée à ce lundi pour la réouverture de cette route maritime stratégique, les échanges entre Washington et Téhéran se durcissent, mêlant menaces de frappes militaires et nouvelles conditions préalables.

Selon la chaîne Al Jazeera, Donald Trump a déclaré dimanche sur le réseau social Truth Social qu’il ordonnerait des attaques contre des infrastructures civiles en Iran, citant spécifiquement les ponts et les centrales électriques, si le détroit n’est pas rouvert. Le président américain, utilisant un vocabulaire injurieux, a averti que les Iraniens vivraient « en enfer » en cas de refus. Cet ultimatum de dix jours avait été initialement prononcé le 26 mars, à la suite du blocage du trafic maritime consécutif aux premières frappes américano-israéliennes du 28 février.

La réponse de Téhéran s’articule autour d’une exigence pécuniaire. Seyyed Mehdi Tabatabaei, adjoint à la communication de la présidence iranienne, a indiqué que la réouverture du détroit est désormais subordonnée au paiement de réparations pour les dommages causés par le conflit. Cette compensation prendrait la forme de droits de transit imposés aux navires via un « nouveau régime juridique ». Le responsable a qualifié les déclarations de Donald Trump d’obscénités dictées par le désespoir.

De son côté, la mission de l’Iran auprès des Nations Unies a interpellé la communauté internationale, l’exhortant à agir avant qu’il ne soit « trop tard » face à ce qu’elle décrit comme des menaces de crimes de guerre visant la survie des civils.

Malgré les affirmations de Donald Trump sur la chaîne Fox News suggérant que des négociations sont en cours pour un accord imminent, l’Iran maintient qu’il ne cherche pas à mettre fin aux hostilités et promet une escalade si ses infrastructures sont touchées. La ligne dure de Washington a également été réaffirmée la semaine dernière par le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, qui a menacé de renvoyer l’Iran « à l’âge de pierre ». Les frappes conjointes des États-Unis et d’Israël ont déjà atteint des ponts, des écoles et des établissements de santé iraniens.

En marge de ces tensions sur le détroit d’Ormuz, Donald Trump a annoncé la tenue d’une conférence de presse ce lundi à la Maison Blanche. Il a par ailleurs confirmé le sauvetage d’un pilote de chasse américain grièvement blessé, dont le F-15E avait été abattu vendredi. L’opération d’extraction s’est déroulée dans les zones montagneuses à l’intérieur du territoire iranien.

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