Le blocage du détroit d’Ormuz, consécutif à la guerre israélo-américaine contre l’Iran, continue de paralyser une part critique de l’approvisionnement mondial en hydrocarbures. Dans ce contexte de haute tension, l’OPEP+ a annoncé un ajustement de sa production, tandis que les pressions diplomatiques et militaires s’intensifient autour de cette voie maritime stratégique.
Selon les informations rapportées par Al Jazeera, huit membres de l’OPEP+ (l’Arabie saoudite, la Russie, l’Irak, les Émirats arabes unis, le Koweït, le Kazakhstan, l’Algérie et Oman) ont convenu ce dimanche, lors d’une réunion virtuelle, d’augmenter leurs quotas de production de 206 000 barils par jour pour le mois de mai. Une mesure reconduite à l’identique par rapport à avril, mais qui demeure largement symbolique. Elle représente en effet moins de 2 % de l’offre perturbée, plusieurs pays clés étant dans l’incapacité d’accroître leurs volumes en raison du conflit en cours.
La fermeture du détroit d’Ormuz depuis la fin du mois de février a drastiquement réduit les exportations de l’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, du Koweït et de l’Irak. Les données indiquent qu’entre 12 et 15 millions de barils par jour ont été retirés du marché, soit jusqu’à 15 % de l’offre mondiale. Conséquence directe, les cours du brut ont frôlé les 120 dollars le baril, un sommet sur quatre ans. La banque JPMorgan anticipe même une flambée historique au-delà des 150 dollars si le blocage se prolonge jusqu’à la mi-mai.
Dans leur déclaration commune, les huit pays producteurs ont fait part de leur préoccupation face aux attaques visant les infrastructures énergétiques, soulignant que la remise en état des installations endommagées s’avère coûteuse et longue, affectant ainsi la disponibilité globale de l’offre.
Sur le plan diplomatique et logistique, quelques aménagements ponctuels sont observés. L’Iran a exempté l’Irak des restrictions de transit, permettant le passage confirmé d’un pétrolier chargé de brut irakien ce dimanche. Parallèlement, le ministère omanais des Affaires étrangères a annoncé la tenue de pourparlers avec Téhéran, au niveau des vice-ministres, pour examiner les options permettant de garantir la fluidité du trafic maritime.
La situation risque toutefois de basculer sous la pression de Washington. Le président américain Donald Trump a publiquement menacé d’intensifier les frappes et de cibler spécifiquement les infrastructures civiles iraniennes, en nommant précisément les ponts et les centrales électriques, si le détroit d’Ormuz n’est pas rouvert d’ici lundi.
l’Iran n’a qu’à continuer à appuyer où ça fait le plus mal, le volet économique,car il (iran) n’a rien à perdre au contraire il a tout à gagner.
La fin du conflit est entre les mains des arabes complices de l’occident et des USA.
Ils n’ont qu’à prendre leurs courages à 2 mains et dire ouvertement au fouTrump un discours véridique pour les intérêts des populations qui sont les plus exposées au lieu des intérêts particuliers des dirigeants de ces pays