Depuis le déclenchement de l’offensive conjointe israélo-américaine fin février, les répercussions sur le marché énergétique mondial s’intensifient. Face à la fermeture de fait du détroit d’Ormuz par Téhéran, l’administration américaine élabore une riposte économique spécifique pour stabiliser l’offre mondiale.
L’information a été dévoilée ce jeudi par le secrétaire américain au Trésor. Lors d’une intervention sur Fox News, Scott Bessent a indiqué que Washington envisage d’assouplir, dans les prochains jours, les sanctions pesant sur le pétrole iranien actuellement stocké dans des navires au large.
Selon les éléments rapportés par l’agence Anadolu, cette réserve flottante est estimée à environ 140 millions de barils. Une quantité qui représenterait entre dix jours et deux semaines d’approvisionnement à l’échelle mondiale.
L’objectif affiché par le département du Trésor est d’injecter cette ressource sur le marché pour faire baisser les prix de l’énergie. Scott Bessent a précisé que les États-Unis comptent utiliser ces barils contre l’Iran lui-même, afin de maintenir des tarifs bas sur une période de 10 à 14 jours, le temps de poursuivre la campagne militaire en cours.
Cette initiative économique intervient dans un contexte de haute tension sécuritaire. L’offensive lancée le 28 février par Israël et les États-Unis contre l’Iran a fait près de 1 300 morts, parmi lesquels figure l’ancien Guide suprême Ali Khamenei. En riposte, Téhéran a mené des attaques de drones et de missiles à travers la région.
La conséquence logistique majeure de ces représailles a été le blocage du détroit d’Ormuz. Cette voie maritime stratégique voit habituellement transiter près de 20 millions de barils de pétrole par jour et concentre environ 20 % du commerce mondial de gaz naturel liquéfié, perturbant directement les équilibres énergétiques internationaux.