Axe Dakar-Bamako : 11 camions sénégalais brûlés, le trafic presque à l’arrêt

11 camions sénégalais ont été incendiés ces derniers jours sur l’axe Dakar-Bamako. Depuis le 1er mai, la circulation des poids lourds sur ce corridor commercial est presque à l’arrêt, dans un contexte de forte dégradation sécuritaire sur plusieurs segments du territoire malien.

Cette situation touche directement les transporteurs sénégalais et pèse sur les échanges entre le Sénégal et le Mali. Les pertes recensées concernent trois camions-citernes, trois véhicules arrivant de Côte d’Ivoire, trois camions chargés de marchandises diverses ainsi que deux autres véhicules de fret. Au milieu de ce bilan, des précisions attribuées à Daouda Lo, président de l’Union des routiers du Sénégal, relayées par Senenews, décrivent une succession d’attaques visant des convois commerciaux.

Le contraste est d’autant plus marqué qu’un dispositif d’escorte a été mis en place par l’armée malienne pour sécuriser les cargaisons. Mais cette protection n’a pas empêché de nouvelles attaques. Le week-end dernier, des assaillants auraient, selon les éléments rapportés par Daouda Lo, réussi à séparer un convoi pourtant encadré par des militaires avant de brûler plusieurs camions transportant notamment du fer, du maïs et des produits alimentaires.

Au-delà des véhicules détruits, c’est tout le fonctionnement du corridor qui se retrouve fragilisé. Cet axe reste stratégique pour le commerce entre les deux pays, et le quasi-blocage observé depuis le 1er mai montre que la menace sécuritaire dépasse désormais le seul risque ponctuel pour toucher la circulation même des marchandises.

À ce stade, le texte source ne donne pas d’indication sur une reprise normale du trafic. Il fait surtout apparaître une tension persistante : les mesures de sécurisation existent, mais elles n’ont pas empêché l’incendie de 11 camions sénégalais ni l’arrêt presque total de la circulation sur cet axe vers Bamako.

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Un commentaire

  1. Qu’est‑ce qui empêche concrètement la Gendarmerie nationale d’assurer l’escorte des camions de marchandises depuis la frontière sénégalaise jusqu’à Bamako ? Il serait réducteur de répondre qu’une simple autorisation suffit. Le Sénégal et le Mali sont étroitement liés, tant sur le plan sécuritaire que sur le plan économique.

    Un affaiblissement du Mali aurait des répercussions directes sur le Sénégal : perturbations économiques majeures dans un premier temps, puis risques accrus de déstabilisation. La stabilité du Mali est donc, de fait, un enjeu vital pour le Sénégal.

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