Le roi Hamad ben Issa al-Khalifa a été reçu ce vendredi au palais de l’Élysée par le président Emmanuel Macron. Une visite officielle marquée par le renforcement des liens entre Paris et Manama, matérialisé par la signature d’un nouveau cadre de coopération bilatérale.
Cette rencontre au sommet a permis de définir les nouvelles priorités diplomatiques et économiques entre les deux nations. Si l’accueil protocolaire a respecté les usages, les discussions ont rapidement abouti à des engagements formels touchant à la souveraineté et au développement industriel.
Selon les éléments communiqués par la présidence française et rapportés par l’agence Anadolu, le cœur de cet accord réside dans le domaine de la défense. Le texte signé prévoit une collaboration élargie incluant la fourniture et la gestion d’équipements, ainsi que des programmes de formation et d’entraînement pour les forces armées. L’Élysée souligne également l’importance accordée à l’échange d’informations stratégiques, un volet qui devrait ouvrir de nouvelles perspectives de coopération industrielle dans le secteur de l’armement.
Le volet sécuritaire n’a pas été le seul sujet à l’ordre du jour. Lors du déjeuner de travail, les deux dirigeants ont abordé la question des « investissements croisés » pour densifier les relations économiques entre la France et le royaume du Golfe.
Cette volonté politique se traduira par une présence accrue de Bahreïn dans les circuits économiques français. D’après l’entourage du chef de l’État, le fonds souverain bahreïni, Mumtalakat, participera à la prochaine édition printanière de « Choose France ». Ce rendez-vous, organisé annuellement au château de Versailles, vise à attirer les capitaux étrangers. La présence du fonds souverain pourrait déboucher sur des annonces concrètes d’investissements dans des secteurs d’intérêt commun, bien qu’aucun détail chiffré n’ait été divulgué pour le moment.