La question sensible de l’expansion territoriale en Cisjordanie vient de faire l’objet d’une clarification majeure au sommet de l’État américain. Alors que les tensions diplomatiques s’accentuent autour des velléités du gouvernement israélien d’étendre son contrôle sur les territoires occupés, l’administration de Donald Trump a tenu à définir précisément sa ligne de conduite. Une prise de position qui lie directement le sort de ces territoires à la stabilité régionale.
Selon les informations rapportées par la chaîne Al Jazeera, le président Donald Trump s’oppose formellement à l’annexion de la Cisjordanie occupée par Israël. Cette orientation a été confirmée par un responsable de la Maison Blanche, marquant une divergence notable avec les projets d’expansion portés par certaines franges du pouvoir israélien.
L’argumentaire développé par l’exécutif américain ne repose pas uniquement sur le droit international, mais sur une logique pragmatique de sécurité. D’après la source officielle citée par nos confrères, Washington considère qu’une « Cisjordanie stable maintient la sécurité d’Israël ». Cette approche s’inscrit dans la volonté affichée par l’administration Trump de « parvenir à la paix dans la région », un objectif que des mesures unilatérales d’annexion pourraient compromettre.
Cette mise au point de Washington intervient dans un contexte diplomatique particulièrement lourd. Elle fait suite à une levée de boucliers de huit pays à majorité musulmane. L’Arabie saoudite, l’Égypte, l’Indonésie, la Jordanie, le Pakistan, le Qatar, la Turquie et les Émirats arabes unis ont en effet condamné « dans les termes les plus forts » les nouvelles mesures controversées approuvées par Israël.
Ces dispositions, dénoncées par ces chancelleries, visent à faciliter l’acquisition de terres pour de nouvelles colonies en territoire palestinien occupé, des implantations considérées comme illégales au regard du droit international.