Attentat au Pakistan : La lourde responsabilité attribuée par le ministre de la Défense à deux États frontaliers

Une violente déflagration a secoué la capitale pakistanaise ce vendredi, transformant un lieu de prière en scène de chaos. Alors que la communauté internationale exprime son indignation face à cet acte qui a fait de nombreuses victimes civiles, les autorités locales ont rapidement orienté leurs regards vers l’extérieur de leurs frontières pour expliquer ce drame, ciblant officiellement deux nations voisines.

Le bilan humain est particulièrement lourd à Islamabad. Selon les données relayées par l’agence Anadolu, au moins 31 personnes ont perdu la vie et 169 autres ont été blessées lorsqu’un kamikaze a déclenché sa charge explosive dans une mosquée. Face à l’ampleur du massacre, la réaction politique du gouvernement pakistanais a été immédiate et directe.

Le ministre de la Défense, Khawaja Asif, a explicitement mis en cause l’Inde et l’Afghanistan dans la perpétration de cette attaque. Ces accusations ont été vivement rejetées par New Delhi et Kaboul. Les deux capitales indexées ont non seulement nié toute implication, mais ont également tenu à condamner l’attentat et à présenter leurs condoléances aux familles des victimes.

**Une condamnation unanime à l’international**

Au-delà des tensions régionales, l’attaque a suscité une vague d’émotion mondiale. Le président russe Vladimir Poutine a qualifié l’acte de « barbare », assurant le Pakistan du soutien du Kremlin dans la lutte antiterroriste. Une solidarité partagée par la Chine et la Türkiye, dont les diplomaties respectives ont exprimé leur soutien indéfectible via des communiqués officiels.

Dans la région, le président kazakh Kassym-Jomart Tokaïev et son homologue ouzbek Chavkat Mirzioïev ont adressé leurs messages de sympathie au président Asif Ali Zardari. L’Iran, par la voix de son ministère des Affaires étrangères, a insisté sur la nécessité d’une coopération régionale pour éradiquer le terrorisme, tandis que l’Arabie saoudite, le Qatar et la Somalie ont fermement dénoncé toute violence visant les lieux de culte.

**Les réactions occidentales et onusiennes**

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a condamné l’attaque « avec la plus grande fermeté ». Du côté des chancelleries occidentales, l’indignation est identique. La France, l’Allemagne et le Royaume-Uni ont réaffirmé leur position aux côtés du Pakistan face au terrorisme.

Outre-Atlantique, les États-Unis, par l’intermédiaire de leur chargée d’affaires Natalie A. Baker, ont souligné que le peuple pakistanais méritait de pratiquer sa foi « sans crainte ». Le Premier ministre canadien Mark Carney s’est dit « horrifié », et l’Australie a également partagé le deuil de la nation pakistanaise en ces heures sombres.

Votre avis sera publié et visible par des milliers de lecteurs. Veuillez l’exprimer dans un langage respectueux.

Laisser un commentaire