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Attaque contre Trump: Seynabou Sankaré invite Sonko vers une communication responsable

Les prises de parole du Premier ministre Ousmane Sonko continuent de susciter débats et controverses, aussi bien au sein de l’opposition que dans l’opinion publique nationale et internationale.

Sa récente sortie critique à l’endroit du président américain Donald Trump n’a pas échappé à cette règle. Invitée sur la Télé Futurs Médias (TFM), la leader du Mouvement des Femmes d’Actions (MFA), Membre de la Conférence des Leaders de la Coalition Diomaye Président, Seynabou Sankaré, plus connue sous le nom de Zaynab, a livré une lecture fine et nuancée de cette séquence, appelant à une communication plus responsable au sommet de l’État.

Dès l’entame de son intervention, la spécialiste de la communication a tenu à saluer le professionnalisme de la presse sénégalaise. Selon elle, les médias ont fait preuve de rigueur en attribuant clairement les propos controversés à leur auteur, et non à l’État du Sénégal.

Une distinction qu’elle juge essentielle dans un contexte international sensible. « Les déclarations affirmant que le président américain n’est pas un homme de paix mais un facteur de déstabilisation ont été correctement restituées comme étant celles d’Ousmane Sonko, et non celles de l’État sénégalais. C’est une différence majeure », a-t-elle souligné.

Pour Seynabou Sankaré, Membre de la Conférence des Leaders de la Coalition Diomaye Président, cette prudence médiatique a permis d’éviter d’éventuelles tensions diplomatiques. Elle insiste toutefois sur la nécessité, pour le chef du gouvernement, d’intégrer pleinement les exigences liées à ses responsabilités institutionnelles.

Un homme aux «trois casquettes» face à ses responsabilités

Dans son analyse, Seynabou Sankaré met en lumière la complexité du positionnement d’Ousmane Sonko, qu’elle décrit comme un homme aux « trois casquettes » Parce qu’il est d’abord un citoyen sénégalais, le président du parti Pastef, mais aussi Premier de l’Etat du Sénégal. Une triple posture qui, selon elle, impose une vigilance accrue dans la prise de parole publique.

Elle estime que, dans un environnement géopolitique marqué par des équilibres fragiles, toute déclaration d’un responsable de ce rang peut être interprétée comme une position officielle, même lorsqu’elle se veut personnelle ou partisane.

Une dissonance relevée sur la scène internationale

La communicante s’est également interrogée sur la posture du leader de Pastef lors de sa participation à une conférence aux côtés du géopolitologue Pascal Boniface. Elle juge « déroutant » le fait qu’il n’ait pas réagi à certaines critiques formulées à l’encontre des États de l’Alliance des États du Sahel (AES), alors même qu’il affiche régulièrement son engagement panafricaniste, plus largement celui du Pastef.

«Le voir à coté de Pascal Boniface, un homme qui , devant lui, critique lourdement les états de l’Alliance des Etats du Sahel, (AES), alors qu’il a toujours affiché son panafricanisme, est vraiment déroutant ! Parce qu’il n’a pas tenu à ramer à contre-courant, ni à lui répondre. Cela peut créer une perception de décalage avec ses positions habituelles », a-t-elle relevé.

Au-delà de la polémique, l’intervention de Seynabou Sankaré se veut avant tout constructive. Elle appelle à une communication d’État plus maîtrisée, cohérente et alignée avec les intérêts stratégiques du Sénégal.

Journaliste et spécialiste reconnue de la communication politique, elle s’appuie notamment sur ses travaux académiques consacrés au discours des dirigeants africains pour rappeler l’importance du verbe dans l’exercice du pouvoir. Pour rappel, Seynabou Sankaré dite zaynab a soutenu son mémoire sur « Le discours des dirigeants africains ». Un chef d’œuvre qui mérite d’être largement approprié par nos dirigeants, à défaut d’être leur arme de chevet.

En filigrane, son analyse apparaît comme une invitation à revoir la culture de la communication institutionnelle au sommet de l’État, dans un contexte où chaque mot peut avoir des répercussions bien au-delà des frontières nationales.

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13 commentaires

  1. Trump peut se permettre des écarts de langage pas Sonko??
    je ne sais pas quel qualificatif il lui a attribué mais l’Histoire lui donnera raison

  2. Cette analphabete ne va pas faire long feu… tu es litteralement imsignifiante avec ton pseudo-President en carton pour atteindre l’honneur de notre PM.
    Va la-bas waay !

  3. Pfffff,sène xèli tapète yi tèk koo feulè wax deug la Sonko dèf ,amèricains ont dit pire sur Trump , nègre de service ya koo fi déssé, le monde bouge et Sonko est Libre et croyant

  4. Trump bi mouy saga africaine yi fo nèkone complex yi ngène doone sonko deugg rèk la wakh

  5. Va voir en Amérique ce que le peuple américain pense de Trump avant de venir raconter des conneries madame

  6. La coalition des transhumants tu n’a rien compris du discours de Sonko trump à votre coalition personne au monde ne supporte trump quand Sonko parlait c’est aux noms des 20 leaders mondiaux mange avec tonton mimi cabine telephonique

  7. Tu étais où quand Trump assimilait l’Afrique à une merde ? Arrêter vos complexes d’infériorité et vos postures de donneurs de leçons faibles d’esprit.

  8. Diomy amoul heure
    Elle était avec Bougane avant les elections présidentielles en 2024 avant de rejoindre Amadou BA quand Bougane n’a pas passé le test des parrainage.Aprés la chute de Macky SALL,elle a accusé Abdoul Mbaye de plagiat pour se rapprocher un peu du pouvoir de Diomaye.quelques temps aprés elle commençait à tresser les lauriers à Ousmane SONKO.Elle a intégré Diomaye président quand mimi a commencé la massification.Pour conclure,la coalition Diomaye président c’est le recyclage des éléments du systeme qui veulent revenir au pouvoir pour bénéficier des privilége mais les senegalais ne sont pas dupe.

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