2026 reste l’année de référence dans ce dossier, car la nouvelle majorité a placé la transparence budgétaire parmi ses marqueurs, alors qu’une formule attribuée à un échange interne à l’Assemblée nationale a déclenché une vive controverse. Le message en cause, centré sur l’envoi d’un numéro Orange Money, paraît banal à première vue, mais il alimente des doutes sur la nature des sommes qui devaient transiter vers des élus ou des agents de l’institution.
Le sujet prend de l’ampleur parce que l’opinion suit de près le fonctionnement des institutions, surtout sur les indemnités et avantages liés au mandat parlementaire. Des informations relayées par Seneweb, ainsi que par Africtelegraph, indiquent que l’identité des députés concernés n’a pas été rendue publique et qu’aucune explication officielle n’a encore été fournie sur l’objet exact du versement évoqué. Dans ce contexte, plusieurs hypothèses circulent dans la presse locale, notamment autour d’indemnités de session ou de frais de mission, sans confirmation des services administratifs de l’Assemblée.
Au-delà de la polémique politique, l’affaire remet en avant une question plus large sur l’usage du mobile money dans les circuits publics. Ces solutions se sont imposées dans la vie quotidienne au Sénégal, parce qu’elles permettent des transferts rapides et simplifient les paiements, mais leur emploi pour des versements liés à des fonds publics pose la question de la redevabilité. Le texte source souligne que le passage par un portefeuille personnel, plutôt que par un compte bancaire institutionnel, peut compliquer les vérifications menées a posteriori.
Cette tension entre efficacité et traçabilité dépasse d’ailleurs le seul cas sénégalais, puisque les paiements gouvernement-vers-personne par téléphone se sont multipliés dans l’espace UEMOA. À Dakar, cependant, l’enjeu est d’abord politique : la nouvelle législature, dominée par Pastef, s’est installée sur une promesse de rupture avec les pratiques anciennes, alors que toute apparence d’opacité expose désormais la majorité à des critiques immédiates. Faute de communication claire de l’Assemblée nationale, cette affaire continue donc d’alimenter les réactions.