Le climat reste tendu à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) après la disparition tragique de l’étudiant en médecine, Abdoulaye Ba. Alors que la communauté universitaire est sous le choc, les réactions politiques s’enchaînent pour dénoncer les circonstances de ce drame survenu lors d’affrontements avec les forces de l’ordre. Au-delà de l’indignation, le Front pour la défense de la démocratie et de la République (Fdr) a décidé de structurer la contestation en posant un ultimatum politique et en fixant un cap précis pour la mobilisation.
Pour le coordonnateur du Fdr, Oumar Sarr, les événements survenus à l’université ne relèvent pas du simple fait divers. Lors d’une conférence de presse relayée par Le Quotidien, il a qualifié la mort de l’étudiant de « violence impardonnable ». Selon les responsables du front, l’intervention des forces de défense et de sécurité sur le campus constitue une réponse disproportionnée face à des étudiants dont la revendication principale portait sur le paiement des bourses et l’amélioration des conditions d’études.
Cette situation, d’après l’analyse livrée par le Fdr, est symptomatique d’une crise plus large qui traverse le pays. Oumar Sarr pointe une « dérive autoritaire » marquée par ce qu’il décrit comme une répression accrue et un acharnement contre les voix dissidentes. Le tableau dressé par l’opposition inclut également des facteurs socio-économiques aggravants, tels que l’inflation, le chômage endémique et la gestion de la dette intérieure, qui contribueraient à exacerber les tensions sociales actuelles.
Face à ce constat, le Fdr a formulé des exigences immédiates. L’organisation réclame que toutes les responsabilités soient situées concernant le décès de Abdoulaye Ba. Sur le plan universitaire, elle demande la réouverture sans délai des restaurants universitaires, dont la fermeture a été l’un des déclencheurs de la fronde estudiantine, ainsi que le retrait des forces de l’ordre de l’espace universitaire pour garantir le respect des franchises académiques.
Cependant, le Fdr ne compte pas se limiter aux déclarations de principe. Estimant que « l’heure n’est plus à l’observation », Oumar Sarr a annoncé le passage à une « résistance concrète ». Cette nouvelle phase de la contestation prendra la forme d’une grande mobilisation populaire programmée pour le 16 février 2026. Le lieu choisi est symbolique : le rassemblement est prévu devant l’Assemblée nationale. Cette date doit marquer, selon les termes du front, le début d’une série d’actions visant à « rectifier la trajectoire du pays ».
CES loosers de l’opposition n’ont décidément aucune dignité. Avec tous les morts pendant leur magistère pour certains en plus…
Bilahi de Senghor à Macky, mais on dirait qu’ils sont amnésique tout le bordel qu’ils ont foutu avec leur casserole, ils essaient de s’engoufrer dans une brèche pour avoir un peu de lumière.