Monsieur le Ministre de l’Intérieur,
Cheikh Ahmadou Bamba Cissé,
Permettez-moi de m’adresser à vous avec le respect dû à votre haute fonction, mais également avec la franchise responsable d’un citoyen profondément attaché à l’État de droit et à la permanence des principes républicains.
Je me souviens du dossier relatif au décès de l’étudiant Bassirou Faye, dans lequel vous assuriez la défense du policier Tombong Waly. À cette époque, en ma qualité de Président de l’Amicale de Diourbel et chargé, aux côtés des étudiants de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, de suivre l’évolution de cette affaire, j’avais été marqué par la cohérence et la rigueur de votre position. Vous souteniez avec constance qu’aucune institution ne saurait être à la fois juge et partie, et vous aviez estimé inopportune la communication du parquet, au nom du respect des équilibres institutionnels et des garanties procédurales.
En 2021 également, lorsque des étudiants de l’UCAD avaient été frappés de sanctions que nous jugions arbitraires, je vous avais sollicité. Votre réponse demeure pour moi le témoignage d’un engagement sincère : « M. Diagne, je plaiderai à titre gratuit, car ce que vous faites le syndicalisme estudiantin est reconnu par la loi. » Cette parole traduisait un attachement profond aux libertés publiques, à la légitimité de l’engagement syndical et à la protection des droits garantis par notre ordonnancement juridique.
Le mouvement syndical estudiantin n’est ni un adversaire de l’État ni une menace pour la République. Il constitue une composante vivante du débat démocratique. On ne le brise pas : on le structure, on l’encadre juridiquement, on le réforme avec méthode et discernement. Oui aux réformes nécessaires, notamment en matière de gouvernance universitaire et de gestion des bourses ; mais ces réformes doivent s’inscrire dans une démarche concertée, anticipée et juridiquement fondée, non dans la crispation ou la répression.
Aujourd’hui, des représentants d’étudiants sont arrêtés et déférés pour des infractions qui, à nos yeux, apparaissent insuffisamment caractérisées, voire juridiquement discutables. Je vous demande solennellement d’user de votre autorité, dans le respect strict de la séparation des pouvoirs et des procédures légales, afin de favoriser leur libération et d’ouvrir un cadre de dialogue institutionnel apaisé sur l’avenir de l’enseignement supérieur et, plus largement, sur la consolidation de notre République.
Nous aspirons à des autorités rigoureuses et fermes, certes, mais d’abord justes et équitables. La fermeté gagne en légitimité lorsqu’elle s’appuie sur le droit ; l’autorité se renforce lorsqu’elle s’accompagne d’écoute ; la puissance publique s’honore lorsqu’elle privilégie l’apaisement conforme aux principes.
Hier, c’était sous l’autorité de Antoine Félix Abdoulaye Diome ; aujourd’hui, c’est sous la vôtre ; demain, ce sera sous celle d’autres responsables. Les hommes passent, les institutions demeurent. Mais chaque homme d’État a l’opportunité et le devoir moral de laisser une empreinte positive, celle d’avoir su concilier ordre public et libertés fondamentales, autorité et justice, responsabilité et humanité.
Recevez ces mots comme ceux d’un jeune frère animé non par l’animosité, mais par une exigence de cohérence républicaine. Celui qui vous a estimé pour la constance de vos principes souhaite simplement que ces principes continuent d’inspirer l’action publique au plus haut niveau.
Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma haute considération.
Votre jeune frère,
Modou DIAGNE
Ancien Président de l’Amicale de la FSJP.
Facilitateur pour une sortie de crise.
Nous exigeons la libération de nos trois représentants et la justice pour Abdoulaye ba
Nous voulons que justice soit rendue !!
Nous exigeons la libération de nos représentants et que la justice soit faite pour le repos éternel de notre camarade Abdoulaye Ba
Justice pour Abdoulaye bâ et libéré nos dirigeants
Libérez nos frères étudiants
Justice pour Abdoulaye Ba 💔
Les étudiants portés disparus aussi nous voulons les retrouver
Monsieur le Ministre, au-delà de la fonction c’est à l’homme de droit que nous nous addressons, on ne construit pas l’avenir d’une nation en emprisonnant sa jeunesse étudiante, nous exigeons la libération immédiate de nos représentants dont la place est au sein de l’Université et non derrière les barreaux mais la paix ne va pas sans la vérité, nous voulons que justice soit faite intégralement pour Abdoulaye Ba.
L’autorite n’a de sens que si elle est juste et la grandeur d’un homme d’État se mesure à sa capacité d’écouter sa jeunesse plutôt que de la contraindre. Rendez nous nos camarades et que la lumière soit enfin faite !
Nous exigeons la libération sans délai de nos représentants étudiants et que la justice soit rendue !!!
Respect ✅ à Pape Diagne
Nous exigeons la liberté sans condition de nos représentants
Libéré les étudiants et justice soit faite pour Abdoulaye ba
Ce texte est empreint de sens de responsabilité. L’État doit, en effet, savoir que les étudiants sont des responsables. Nous sommes des républicains, des patriotes, des citoyens… Nous sommes conscients que seul un dialogue constructif peut nous permettre de sortir de cette crise.
Nous demandons à l’État d’agir avec responsabilité pour que la paix, la stabilité et la sérénité reviennent dans nos universités. On est loin d’être des adversaires de l’État. Au contraire, nous sommes animés d’une intention saine. Nous faisons partie de l’avenir et du président et de demain de ce pays. Et nous devons servir ce pays.
Cordialement
Merci beaucoup l’infatigable serviteur la vérité rien que la vérité
Liberer nos frère à étudiants🖖🏿🥲
Libérer nos frères étudiants et nos leaders