La montée des périls au Moyen-Orient atteint un nouveau seuil critique. Dans un contexte marqué par des mouvements navals américains d’envergure vers le Golfe, la diplomatie turque vient de livrer une analyse alarmante de la situation, pointant une volonté offensive précise de l’État hébreu.
Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a partagé une évaluation sombre des dynamiques actuelles. Selon les observations d’Ankara, Israël ne se contente pas de surveiller la situation mais serait activement à la recherche d’une « opportunité » pour lancer une attaque contre l’Iran. Cette lecture de la situation a été exposée lors d’une interview diffusée sur la chaîne NTV, où le chef de la diplomatie turque a souligné que cette démarche israélienne risquait de déstabiliser davantage la région.
**Un message direct transmis à Téhéran**
Cette analyse ne s’est pas limitée à des déclarations médiatiques. Hakan Fidan a confirmé avoir transmis ces inquiétudes directement aux officiels iraniens lors d’un récent déplacement à Téhéran. « En tant qu’ami, je leur ai tout dit sur le processus », a-t-il déclaré, précisant qu’un « ami dit les vérités amères ». Cette démarche diplomatique fait écho à un échange téléphonique entre le président Recep Tayyip Erdogan et son homologue iranien Masoud Pezeshkian, durant lequel la Turquie a réaffirmé son opposition à toute intervention étrangère en Iran.
**Déploiement naval américain et riposte iranienne**
Ces avertissements interviennent alors que les États-Unis renforcent considérablement leur présence militaire. Le président américain Donald Trump a évoqué l’envoi d’une « armada » vers la région du Golfe. Selon des informations relayées par Al Jazeera, le porte-avions USS Abraham Lincoln et son groupe aéronaval ont été détournés de la mer de Chine méridionale pour rejoindre le Moyen-Orient dans les prochains jours.
Face à cette pression militaire et aux renseignements turcs, la République islamique a placé ses forces en état d’alerte maximale. Un haut responsable iranien a confié à Reuters que Téhéran considérerait toute attaque, qu’elle soit « limitée, chirurgicale ou cinétique », comme une déclaration de « guerre totale ». La doctrine affichée est claire : utiliser tous les moyens disponibles pour rétablir l’équilibre face à toute entité menaçant l’intégrité territoriale du pays.