C’est une conférence de presse aux allures de meeting de campagne qui s’est tenue ce mardi dans la salle de briefing de la Maison Blanche. Pour marquer le premier anniversaire de son second mandat, Donald Trump a tenu le crachoir pendant plus d’une heure et quarante minutes, balayant l’actualité nationale et internationale avec une liberté de ton caractéristique. Si l’immigration et les ambitions territoriales américaines ont occupé une part importante de son discours, c’est bien sa lecture des alliances militaires historiques qui retient l’attention des chancelleries occidentales.
L’exercice médiatique, censé célébrer une « période incroyable » et une « forte croissance économique », a rapidement pris une tournure géopolitique majeure. Au cœur des échanges rapportés par notre source Al Jazeera : la pérennité de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN). Alors que les dirigeants européens se réunissent à Davos, le président américain a jeté un froid en remettant publiquement en cause l’article 5, pierre angulaire de l’alliance qui garantit une défense mutuelle en cas d’attaque.
Une inversion des responsabilités au sein de l’Alliance
Jusqu’à présent, les critiques de Washington portaient essentiellement sur le partage du fardeau financier, exigeant que les membres consacrent 5 % de leur PIB à la défense. Cette fois, le dirigeant républicain a opéré un renversement de rhétorique complet. Ce n’est plus la capacité des États-Unis à défendre l’Europe qui est mise dans la balance, mais l’inverse.
« La grande peur que j’ai avec l’OTAN, c’est que nous dépensons des sommes énormes, et je sais que nous viendrons à leur secours, mais je remets vraiment en question le fait qu’ils viendront au nôtre », a déclaré Donald Trump. Pour rappel, l’article 5 n’a été invoqué qu’une seule fois dans l’histoire : au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, pour venir en aide aux États-Unis. Une réalité historique balayée par le président qui estime que l’alliance est « parfois surévaluée ».
L’ambition groenlandaise réaffirmée
Au-delà des questions de défense, Donald Trump a confirmé ses visées expansionnistes sur le Groenland, territoire autonome danois. S’appuyant sur des images générées par intelligence artificielle le montrant planter un drapeau américain sur l’île, il a assuré que les négociations avançaient. « Nous avons beaucoup de réunions prévues sur le Groenland », a-t-il affirmé, se disant convaincu que la population locale serait « ravie ».
Interrogé sur les limites qu’il se fixait pour cette acquisition et les méthodes envisagées, le président américain est resté évasif mais menaçant, lâchant un simple : « Vous verrez bien ». Il a par ailleurs laissé entendre qu’un compromis pourrait être trouvé pour satisfaire les impératifs de sécurité de l’OTAN dans la région.
La manne pétrolière vénézuélienne
Le volet économique de ce bilan annuel a également touché l’Amérique du Sud. Revenant sur les opérations en cours au Venezuela, Donald Trump a détaillé l’exploitation immédiate des ressources énergétiques du pays. « Nous avons sorti 50 millions de barils de pétrole du Venezuela au cours des quatre premiers jours », a-t-il précisé. Cette stratégie de récupération et de vente immédiate sur le marché libre vise, selon lui, à faire chuter les cours mondiaux tout en alimentant un compte sous contrôle américain.
Sur le plan politique, une ouverture notable a été observée concernant l’opposante Maria Corina Machado. Après avoir longtemps douté de sa légitimité, le locataire de la Maison Blanche a indiqué qu’il « aimerait pouvoir l’impliquer d’une manière ou d’une autre », suite à une rencontre récente.
Tensions internes et rhétorique ciblée
Sur le front intérieur, le président a défendu sa politique migratoire stricte, ciblant spécifiquement la communauté somalienne du Minnesota qu’il accuse de fraude, réitérant des propos insultants sur leur intelligence. Il a également abordé la mort de Renee Nicole Good, une citoyenne américaine abattue par des agents de l’immigration (ICE) le 7 janvier. Adoptant une ligne de défense rappelant celle de Charlottesville, il a renvoyé la responsabilité sur les « deux côtés », blâmant les agitateurs tout en admettant que les agents peuvent parfois être « trop rudes ».
Les européens n’ont qu’à s’en prendre qu’à eux même . Ils ont toujours accepté tous les dictats des usa. Les usa exercent la même domination sur les européens que les européens eux même exercent sur les africains . L’Europe pourrait se retrouver dans une position très difficile parce que les africains eux sont entrain de casser la main mise de ce continent sur eux . Conséquences : le déclin de l’Europe risque de s’accélérer avec une situation géopolitique défavorable à tous les niveaux