Septième navire vénézuélien saisi : la destination finale imposée par Washington aux millions de barils récupérés

L’étau se resserre autour des ressources énergétiques de Caracas. Alors que le Commandement Sud des États-Unis (SOUTHCOM) vient de confirmer une nouvelle opération maritime d’envergure, l’administration américaine a clarifié la finalité économique de ces interceptions. Au-delà du blocus, c’est une stratégie commerciale offensive que la Maison Blanche déploie désormais ouvertement.

Le bras de fer entre Washington et le Venezuela se joue plus que jamais en haute mer. Mardi, l’armée américaine a intercepté le *Motor Vessel Sagitta*, portant à sept le nombre de pétroliers liés au Venezuela saisis dans le cadre du dispositif de contrôle imposé par les États-Unis. L’opération, qualifiée de « sans incident » par le SOUTHCOM, a été appuyée par la diffusion d’images montrant les forces américaines prenant le contrôle du pont du navire.

Cette manœuvre militaire s’inscrit dans une logique économique assumée par Donald Trump. Selon les informations rapportées par Al Jazeera, le président américain a indiqué lors d’un point presse avoir « pris 50 millions de barils de pétrole » au Venezuela. Loin de stocker cette ressource ou de la détruire, Washington a opté pour une mise en vente immédiate afin d’influencer les cours mondiaux. « Nous le vendons sur le marché libre. Nous faisons baisser les prix du pétrole de manière incroyable », a déclaré le dirigeant républicain, confirmant ainsi l’utilisation des stocks saisis comme levier économique.

Pour justifier cette appropriation, l’exécutif américain maintient que ce pétrole est techniquement « volé » aux propriétaires américains, faisant référence aux nationalisations de l’industrie pétrolière vénézuélienne survenues notamment en 1971 et 2007. Bien que cette interprétation soit contestée par de nombreux experts juridiques qui y voient une violation de la souveraineté vénézuélienne, elle sert de base légale à Washington pour accentuer la pression sur le gouvernement de Nicolas Maduro et sur ses alliés, notamment Cuba.

Malgré cette asphyxie programmée, Caracas tente de maintenir ses flux financiers. La vice-présidente par intérim, Delcy Rodriguez, a confirmé l’encaissement de 300 millions de dollars issus de ventes récentes d’hydrocarbures. Dans une volonté de contourner l’étau américain, elle a également signalé l’intention de son administration de réformer la loi sur les hydrocarbures, ouvrant ainsi la porte à davantage d’investissements étrangers pour l’avenir.

Votre avis sera publié et visible par des milliers de lecteurs. Veuillez l’exprimer dans un langage respectueux.

Laisser un commentaire