Affaire Flash-K : Tendance criminogène du cinéma sénégalais (Juriste)

En criminologie, la science qui étudie le phénomène criminel, ses causes et ses différents remèdes tout en renseignant sur le crime, la criminalité et le criminel, deux thèses se sont opposées pour parler du rôle du CINÉMA dans la criminalité.
La première thèse encore appelée la thèse exemplaire : les criminologues soutiennent que l’image exerce un entraînement sur les spectateurs en les incitant à des comportements analogues à ceux de l’action représentée. En d’autres termes, les gens copient ce qu’ils voient notamment à l’écran.
La seconde thèse encore appelée la thèse cathartique : les criminologues pensent que les films chargés de manifestations aniti-socialité exercent une influence apaisante et bienfaisante en permettant aux spectateurs de se débarrasser, sur un plan symbolique, des pulsions que la vie sociale les oblige à refouler. En d’autres termes, le cinéma n’a pas d’effet négatif sur les spectateurs.
Mais si l’on analyse en constatant les faits divers notamment la tendance des FLASH-K dans notre pays, on peut clairement affirmer que le cinéma est criminogène d’où une nécessaire adhésion à la première thèse ci-dessus.
Ceci doit interpeller tant les parents que les autorités étatiques pour imposer une tropicalisation du cinéma. Il est primordial car Thomas Sankara disait que « celui qui t’impose son cinéma, éduque tes enfants à ta place ».
Nous aimons certes toutes nos séries car elles sont bien de chez nous et il est toujours de notre devoir de citoyen d’encourager et d’appuyer toutes les initiatives nationales. En revanche, cela ne doit pas nous pousser à nous taire sur tout ce qui se passe dans l’industrie cinématographique sénégalaise qui n’est qu’à ses débuts.
Nous sommes un peuple de paix, de « maslaa » et de « suturë », il est donc de la responsabilité de toutes et de tous de pérenniser ces bienfaits. Le phénomène des FLASH-K combat malheureusement ces idéaux bien sénégalais car leur activité principale, comme dans la série Virginie, consiste à vilipender les gens. Aussi, le public visé, l’adolescence, a besoin de protection sur tous les plans car il est une frange très importante de la population.
Revoyons nos scénarii pour un meilleur cinéma sénégalais.
Vive le cinéma sénégalais
Vive le cinéma effectivement sénégalais

Par Gallo Diop (Juriste conseiller) / Mail : gallodiopofficiel@gmail.com

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