L’onde de choc du conflit qui secoue actuellement le Moyen-Orient dépasse largement les frontières de la péninsule arabique. Alors que les opérations militaires s’intensifient entre les différents acteurs de la région, les répercussions économiques mondiales commencent à se matérialiser, ciblant particulièrement le continent africain.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, l’Organisation des Nations unies (ONU) a publié ce mardi une alerte concernant les dommages collatéraux de cette crise. Dans un message diffusé sur le réseau social X, l’institution internationale a détaillé l’impact direct de la guerre sur l’Afrique orientale et australe.
Les données communiquées par l’ONU indiquent que 17 millions de personnes supplémentaires dans ces régions pourraient basculer dans la faim. Cette situation découle de l’augmentation soudaine des prix des denrées alimentaires de base, directement liée à l’instabilité des marchés mondiaux. Face à ce risque, les agences humanitaires onusiennes réclament des mesures urgentes et des actions coordonnées pour soutenir les populations touchées et éviter une crise humanitaire de grande ampleur.
Cette alerte intervient alors que le conflit approche de son premier mois. L’escalade a franchi un palier le 28 février dernier, lors du lancement d’une offensive conjointe américano-israélienne contre l’Iran. Cette opération a fait plus de 1 340 morts, parmi lesquels figure l’ancien guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei. En riposte, Téhéran a mené des frappes de drones et de missiles visant Israël, ainsi que la Jordanie, l’Irak et plusieurs pays du Golfe abritant des installations militaires américaines, s’inscrivant dans une logique d’élargissement des cibles dans la région.
Les perturbations économiques dénoncées par l’ONU trouvent également leur source dans les récentes restrictions maritimes. Le 2 mars, l’Iran a annoncé que les navires ne seraient plus autorisés à transiter par le détroit d’Ormuz, avertissant que tout bâtiment tentant de traverser ce passage stratégique serait pris pour cible. Ce blocus perturbe sévèrement l’aviation et les marchés mondiaux, alimentant la flambée des prix qui pèse aujourd’hui sur la sécurité alimentaire en Afrique.