Il y a sept ans, le Sénégal apprenait avec stupeur et une profonde émotion le décès d’Ousmane Tanor Dieng. Ce lundi 15 juillet 2019, à Bordeaux, en France, disparaissait, à l’âge de 72 ans, l’une des figures les plus marquantes de la vie politique sénégalaise.
Cette disparition fut vécue comme un véritable séisme par ses proches, ses compagnons politiques et tous ceux qui avaient côtoyé cet homme d’État au parcours exceptionnel.
Secrétaire général du Parti socialiste (PS) pendant plus de deux décennies, ancien ministre, directeur de cabinet et fidèle collaborateur des présidents Léopold Sédar Senghor et Abdou Diouf, Ousmane Tanor Dieng a consacré l’essentiel de sa vie au service de l’État et de son parti.
Au moment de son rappel à Dieu, il occupait les fonctions de président du Haut Conseil des Collectivités Territoriales (HCCT) et participait à la majorité présidentielle. Son expérience, sa discrétion, son sens de l’État et sa maîtrise des dossiers faisaient de lui un acteur incontournable de la scène politique nationale.
Son décès a laissé un grand vide au sein du Parti socialiste, qui a ensuite traversé une période de profondes divisions et de recomposition.
Au-delà des clivages politiques, nombreux sont ceux qui continuent de saluer son élégance, son calme, sa loyauté et son engagement constant au service du Sénégal.
Pour ma part, je tiens à rendre un hommage particulier à cet homme d’État chevronné, discret, sincère dans ses relations humaines et profondément attaché aux valeurs républicaines.
Pendant près de vingt ans, j’ai eu l’honneur de l’accompagner en qualité de conseiller en communication. Cette longue collaboration m’a permis de découvrir un dirigeant à l’écoute, respectueux de ses collaborateurs, d’une grande humilité et d’une rare fidélité en amitié.
Au-delà de l’homme politique, je garde le souvenir d’un homme de parole, d’une grande courtoisie, dont les conseils, la confiance et les qualités humaines resteront gravés dans ma mémoire.
Sept ans après sa disparition, le souvenir d’Ousmane Tanor Dieng demeure vivant dans la mémoire nationale. Son parcours continue d’inspirer une génération de responsables politiques attachés au dialogue, à la stabilité des institutions et au service de la République.
Qu’Allah, dans Son infinie miséricorde, lui accorde Son pardon, illumine sa tombe et l’accueille dans Son Paradis éternel. Amine.
TON AMI, TON POULAIN
BABOU BIRAM FAYE
