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Bielsa brise enfin le silence : «Je ne suis pas un révolutionnaire»

2014-08-07T19:06:11+00:00 Partages

 

A deux jours du déplacement à Bastia pour débuter la saison de Ligue 1, le nouvel entraîneur de l’OM, Marcelo Bielsa s’est exprimé publiquement pour la première fois. L’occasion d’en savoir plus sur les objectifs, la méthode, et les ambitions de l’Argentin.

Marcelo, pourquoi avoir attendu aussi longtemps avant de vous exprimer publiquement ?

Marcelo Bielsa : Je me sens bien à Marseille. L’attente par rapport à la presse, c’était lié à ce que voulait la direction du club. Uniquement ça… Mais je trouve qu’il n’y a jamais eu autant de diffusion de mon travail dans toute ma carrière.

Allez-vous apporter une forme de révolution culturelle à Marseille ?

Non, d’aucune manière. Je ne suis pas là pour ça. D’ailleurs, je ne suis pas un révolutionnaire. Il n’y aucun antécédent dans ma carrière qui le prouve.

On a l’impression que vous n’appréciez pas l’exercice médiatique..

Non. La presse, ce n’est pas un problème pour moi. Je sais aussi que c’est important parce que le public doit être informé. Souvent, la presse est un outil pour dissiper tous les éventuels malentendus. Grâce à ça, on peut transmettre au public les messages qui sont éventuellement nécessaires… Sans oublier qu’on peut également parler aux gens au travers du jeu qu’on développe. D’ailleurs, les cinq derniers matches parlent pour nous. Ces rencontres amicales disent beaucoup de choses.
Pourquoi vous présente-t-on comme El Loco (Le Fou, son surnom) ?
Parque que parfois, j’ai apporté des réponses qu’une personne normale n’aurait pas apportées.

Pourquoi avoir choisi l’OM ?

Pour les joueurs qui sont présents ici. Parce que travailler avec ce Stade Vélodorome plein, c’est enthousiasmant. Parce que Marseille est une ville avec beaucoup de diversité, qui arrive quand même à avancer dans un sens collectif. Et pour moi, le travail d’un entraîneur, c’est de donner une idée commune à une équipe. Donc c’est une expérience intéressante parce que l’OM veut faire partie des meilleurs.

Au jeu des pronostics, où situez-vous l’OM par rapport au Paris SG ou Monaco ?
Selon moi, pronostiquer signifie savoir les choses avant qu’elles ne se produisent. Moi, j’interprète le football différemment. Car dans le football, il peut tout se passer. Donc j’évite les pronostics.

Quels sont les objectifs qui vous ont été fixés ?
On ne peut pas donner d’objectif. Le plus important, c’est le prochain match. Rien d’autre. Il n’y a que ça qui me préoccupe.

Quel regard portez-vous sur le football français et la Ligue 1 ?
C’est un football au potentiel physique intéressant, riche techniquement, très combatif, vraiment très disputé. C’est un football où les aspects et la personnalité des joueurs sont au-dessus de tout.

Allez-vous changer quelque chose à l’OM, en termes de formation notamment ?
(Il coupe) Aucunement. Sur le centre de formation, je n’aurais aucune sorte d’influence.

Quel sera le mercato de l’OM ? Et le départ de Valbuena, comment l’avez-vous vécu ?
Je ne m’occupe pas de ça. Le mercato, c’est le club qui décide. Concernant Mathieu Valbuena, cela a été l’un des meilleurs joueurs français lors du Mondial. Et j’ajoute que les raisons pour lesquelles Mahtieu est parti, ce n’est pas à moi d’en parler. Mais je n’ai pas décidé que Mathieu s’en aille. La même chose pour Souleymane Diawara… Mais tout cet aspect ne me regarde pas. L’arrivée des joueurs, comme les départs. Les joueurs appartiennent au club. C’est le capital de l’OM.

Vous comptiez sur Valbuena…
Si je ne voulais pas de Mathieu, et si je trouvais qu’il n’était pas un bon joueur, ça serait comme dénigrer mes propres compétences d’entraîneur.

L’OM est-il prêt pour Bastia ?
Les sept semaines de préparation n’ont aucune valeur par rapport au match de ce week-end. On arrive à cette rencontre sans aucune excuse.

Quelle sera la philosophie de jeu que vous allez impulser à l’OM ?
C’est difficile de le dire au départ d’une saison… Mais la base, c’est d’attaquer la majeure partie du temps en essayant de créer toujours de la supériorité numérique. Qu’elle soit offensive ou défensive.

A un moment donné, on a parlé de la possible arrivé de Gabriel Heinze comme votre adjoint à l’OM ?
Oui, c’est vrai. Il y avait une possibilité avec Gabi, mais il n’a pas pu la transformer en réalité.

Comment jugez-vous le travail physique des joueurs français de votre effectif ?
Ils sont professionnels et surtout à 100%. J’ai rarement vu ça dans ma carrière d’entraîneur.

sport24.lefigaro.fr/

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