« Y en a marre » présente un Sénégal toujours en crise

L’espoir était grand à l’arrivée de Macky Sall. Deux ans après, les populations désillusionnent et «Y’en a Marre» aussi. Fadel Barro et Cie ont décidé d’organiser après demain, samedi, un «Luuma Jafe Jafe yi» (foire aux problèmes)» pour «amener les dirigeants à rendre compte et à communiquer avec les populations sur l’état de la conduite de leur projet de développement et de démocratie». Car pour «Y’en a Marre», «deux ans après la seconde alternance démocratique, le pays est toujours en crise. Ce régime ne rassure pas. C’est un constat objectif». Mais à la différence de celle de janvier 2012, le mouvement va, à côté, proposer des solutions de sortie de crise. En conférence de presse hier aux Parcelles Assainies, les membres de «Y’en a Marre» ont soulevé quelques points faibles de l’actuel régime. «La récession économique mal maîtrisée n’aide pas à baisser le taux de chômage surtout chez les jeunes et le coût de la vie continuer de flamber. L’absence de projet de développement lisible (…) assombrit la perspective. Les réformes institutionnelles annoncées tardent à prendre forme et le débat politique est plombé par la traque des biens mal acquis instrumentalisée par la politique politicienne», a dénoncé Fadel Barro leader du mouvement «Y’en a Marre». Toutes choses qui conduisent «Y’en a Marre» à dire que «tout cela ne rassure pas les populations qui commencent à s’impatienter et à perdre espoir après qu’ils ont nourri beaucoup d’espoir à l’élection du Président, Macky Sall». Au terme de cette activité, «Y’en a Marre» a comme entre autres objectifs que les «problèmes des Sénégalais soient identifiés, présentés et discutés».

«Y’en a Marre» ne séduit plus

Adulé hier, «Y’en a Marre» ne séduit plus aujourd’hui. Qu’est-ce qui pourrait bien être la cause de cette impopularité subite du mouvement le plus puissant en 2012 ? Certains soutiennent que l’objectif de «Y’en a Marre» est atteint ; celui de faire partir Me Abdoulaye. Par conséquent, il n’a plus sa raison d’être. En tous les cas, en conférence de presse hier, aucun engouement des populations ni même des journalistes n’a été noté aux Parcelles Assainies. Ces lieux qui, en 2012, étaient bondés de monde quand «Y’en a Marre» devait tenir une rencontre, n’ont pas changé d’ambiance hier. Sur une terrasse avec une petite tente, Fadel Barro n’a pu mobiliser qu’une dizaine de personnes pour prendre part à la rencontre. La présence des journalistes n’était pas non plus massive comme avant. Chercher un nouveau souffle s’impose à ce mouvement.

L’Observateur

7 COMMENTAIRES
  • jax

    C’est vrai mais que serait la raison d’être de Y’en a Marre sans crise?

  • le peuple

    vraiment je suis désolé de ce mouvement qui passe à utiliser tout le temps des termes qui ne collent pas avec notre réalité sociale pour faire leur promotion de bande partenaires de blancs.c’est le moment qu’ils nous disent l’origine de ces fonds qu’ils utilisent dans leur manifestation.ils sont coiffés par des occidentaux,c’est la population sénégalaise de savoir comment se comporter avec ces rappeurs dérapés de la socièté sénégalaise.nous avons besoin des jeunes qui aident les populations à alourdir leurs problèmes mais pas exposer la misère d’une frange de la population.il faut respecter les sénégalais

  • macho

    pourqoi. 25 mars vous ne dit ríen sur ce ya na mar

  • senegalrevolution

    Vous êtes des imbécile tout simplement.

  • karim73

    vous dite transparence il faut mous justifier d.ou vient l.argent que vous utilisez .vous etes des vendus.frenchement moi vous m.avez decu.on vous finance de l.exterieur pour destabiliser vous etes des teroristes

  • mballo

    pourtant on les a soutenu le 25 mars et aujourd’hui on les traite de terroristes,de..pour moi meme s’ils sont financés par les occidentaux laissons les travailler pour les sénégalais tant qu’ils n’utilise pas la violence.

  • GUEYE

    ne penser pas que le peuple est derriere votre soi-disant association tout ce que vous faites entre dans votre seul et unique interet il n’a que les jeunes non responsables qui vous suivent

Publiez un commentaire