Volodymyr Zelensky préfère cette option radicale en Ukraine plutôt que de céder à un mauvais compromis avec la Russie

Alors que les fenêtres diplomatiques semblent se resserrer pour Kiev, le président ukrainien a profité d’un entretien avec la presse américaine pour clarifier sa position face aux appels à la négociation. Confronté à l’usure du conflit et aux échéances électorales aux États-Unis, Volodymyr Zelensky a défini la ligne rouge qu’il refuse de franchir, quitte à prolonger les hostilités.

Dans une interview accordée au magazine *The Atlantic* et relayée par l’agence Anadolu, le chef d’État ukrainien s’est montré catégorique sur la nature de la paix qu’il envisage. Malgré « près de quatre années de guerre intense », Volodymyr Zelensky affirme qu’il préférerait ne conclure aucun accord avec la Russie plutôt que d’imposer à son peuple un compromis jugé inacceptable. Selon nos informations, il se dit prêt à poursuivre le combat si cela s’avère nécessaire pour garantir une « paix digne et durable », rejetant l’idée que l’Ukraine soit en train de perdre sur la ligne de front.

Cette fermeté intervient alors que l’entourage du président s’inquiète, selon le média américain, d’une réduction des opportunités de règlement au printemps. L’enjeu dépasse le simple cadre militaire : Zelensky analyse sans détour les motivations de Washington. Il estime qu’il n’y aurait « pas de plus grande victoire » pour le président américain Donald Trump que de sceller la fin du conflit russo-ukrainien. Pour Zelensky, cet accord constituerait l’accomplissement « numéro un » de l’héritage politique de Trump, particulièrement s’il survient avant les élections de mi-mandat prévues en novembre.

« Si nous parlons en adultes, ce serait avant tout une victoire pour lui, une victoire politique », a souligné le président ukrainien, tout en reconnaissant le désir de son homologue américain de limiter les pertes humaines. Cette analyse corrobore ses précédentes déclarations sur la pression exercée par Washington pour une résolution « d’ici le début de l’été », un calendrier dicté par les impératifs de la campagne électorale américaine.

Sur le plan diplomatique, les tentatives de rapprochement se poursuivent néanmoins. Deux cycles de pourparlers trilatéraux impliquant la Russie, l’Ukraine et les États-Unis se sont tenus récemment à Abou Dabi, aux Émirats arabes unis, témoignant de l’activité intense en coulisses pour trouver une issue à cette guerre qui perdure.

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