Le ministre vénézuélien de la Défense, Vladimir Padrino, a annoncé dimanche qu’une partie importante de l’équipe de sécurité du président Nicolas Maduro a été tuée lors d’une opération militaire américaine menée samedi. Cette déclaration fait suite à la capture du dirigeant vénézuélien et de son épouse par les forces des États-Unis.
Dans une allocution télévisée relayée par l’agence Anadolu, Vladimir Padrino a accusé les militaires américains d’avoir « froidement assassiné une grande partie de l’équipe de sécurité, des soldats et des citoyens innocents ». Bien qu’aucun bilan chiffré précis n’ait été fourni, le ministre a exigé la libération « rapide » de Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Flores, qualifiant le chef d’État de « leader authentique et légitime » du Venezuela.
Ces événements surviennent après l’annonce par le président américain Donald Trump de la capture du couple présidentiel. L’administration américaine justifie cette intervention en accusant le dirigeant vénézuélien d’exercice illégal du pouvoir et de supervision d’un trafic de drogue vers les États-Unis, Washington affirmant vouloir assurer un contrôle temporaire du pays. En réaction à cette vacance du pouvoir, la Cour suprême du Venezuela a ordonné à la vice-présidente Delcy Rodriguez d’assumer immédiatement la fonction de présidente par intérim. Ce contexte de crise fait écho aux récentes préoccupations internationales, l’Union africaine ayant d’ailleurs réagi aux menaces pesant sur la souveraineté du Venezuela, appelant au dialogue et au respect des cadres constitutionnels.


