La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, a officiellement soumis au Congrès, ce jeudi, un projet de réforme de la loi sur les hydrocarbures. Cette démarche législative entend offrir un cadre juridique sécurisé pour stimuler les investissements étrangers dans les champs pétroliers inexploités du pays.
Le texte proposé vise à intégrer des modèles de production plus flexibles, inspirés de la loi « anti-blocus », au sein de la Loi organique permanente sur les hydrocarbures. L’objectif est de revitaliser des territoires manquant d’infrastructures industrielles en levant certaines contraintes historiques. Jusqu’à présent, la législation imposait à la compagnie publique Petroleos de Venezuela (PDVSA) de conserver une participation majoritaire dans toute coentreprise. Ce changement de cap répond notamment aux attentes des investisseurs américains, qui plaident pour un accès élargi au secteur énergétique vénézuélien.
Sur le plan économique, les relations commerciales entre Caracas et Washington connaissent une reprise significative. Les États-Unis ont confirmé l’achat de pétrole brut vénézuélien pour un montant de 500 millions de dollars, une première sous la nouvelle administration. Cette transaction s’inscrit dans un accord global de 2 milliards de dollars. Selon l’agence Anadolu, cette dynamique intervient alors que Delcy Rodríguez a récemment orienté les revenus pétroliers vers le système de santé, cherchant à pallier les effets de la crise économique.
Investie le 5 janvier suite à la destitution de Nicolas Maduro, la présidente par intérim a évoqué la possibilité d’une mission diplomatique à Washington. Tout en dénonçant le « blocus naval » américain qui a asphyxié l’économie, elle a affirmé sa volonté de représenter le Venezuela avec souveraineté. Pour rappel, l’ancien président Maduro a été capturé le 3 janvier lors d’une opération militaire, marquant un tournant politique majeur pour le pays.