Les cours du pétrole ont enregistré un recul notable ce mercredi, marqués par l’incertitude grandissante au Venezuela suite à la capture de Nicolas Maduro et les perspectives d’une offre mondiale excédentaire. Cette dynamique baissière intervient alors que le président américain, Donald Trump, a annoncé un accord stratégique avec les autorités intérimaires vénézuéliennes pour le transfert de millions de barils de brut vers les États-Unis.
Le marché pétrolier réagit nerveusement aux évolutions géopolitiques en Amérique latine. Comme le rapporte l’agence Anadolu, le Brent, référence internationale, s’échangeait à 59,98 dollars le baril dans la matinée, affichant une baisse de 0,6 %. De son côté, le West Texas Intermediate (WTI), référence américaine, a reculé de 0,9 % pour atteindre 56,26 dollars. Cette volatilité s’inscrit dans un contexte où le G7 et les États-Unis posent les jalons d’une transition démocratique après les récents bouleversements à Caracas.
Le président Donald Trump a confirmé, via son réseau Truth Social, que les autorités de transition du Venezuela ont accepté de transférer entre 30 et 50 millions de barils de pétrole sous sanctions vers les États-Unis. « Je suis heureux d’annoncer que les autorités intérimaires vénézuéliennes vont transférer entre 30 et 50 millions de barils de pétrole de haute qualité », a déclaré le chef d’État américain. Il a précisé que ces ressources seront vendues au prix du marché et que les fonds générés seront placés sous son contrôle direct pour « garantir qu’il profite aux peuples vénézuélien et américain ».
Cette stratégie est perçue par les experts comme une volonté d’augmenter l’offre disponible, ce qui pèse sur les prix. L’agence de notation Fitch Ratings a indiqué que l’implication américaine pourrait, à terme, relancer la production vénézuélienne et favoriser les sociétés d’exploration, bien que cela nécessite des investissements considérables. Certains observateurs avaient d’ailleurs averti que la gestion des ressources énergétiques après la capture de Maduro constituerait un enjeu majeur pour l’équilibre mondial.
En parallèle de ces manœuvres diplomatiques, les données de l’American Petroleum Institute montrent une baisse inattendue des stocks commerciaux de brut aux États-Unis de 2,8 millions de barils la semaine dernière. Ce recul, alors que le marché anticipait une hausse, témoigne d’une certaine résilience de la demande américaine, ce qui a contribué à limiter l’effondrement des cours.





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