Freiner Trump avant que la chasse au pétrole ne déclenche un conflit mondial.
La capture de Nicolás Maduro, présentée par certains cercles proches de Donald Trump comme une solution rapide à la crise vénézuélienne, n’est pas seulement dangereuse : elle est irresponsable. Derrière le discours de « libération » et de « restauration de la démocratie » se cache une réalité bien plus cynique — celle d’une nouvelle guerre du pétrole.
Le Venezuela possède les plus grandes réserves de pétrole prouvées au monde. Ce fait n’est pas anodin. Depuis des décennies, chaque intervention étrangère dans la région s’est accompagnée d’intérêts énergétiques soigneusement dissimulés derrière des slogans moraux. Penser que la situation actuelle ferait exception relève de la naïveté.
Une escalade aux conséquences régionales et mondiales
Capturer un chef d’État en exercice, même contesté, constituerait une violation flagrante du droit international. Une telle action ne mettrait pas fin au chaos : elle l’aggraverait. Le Venezuela risquerait de sombrer dans une guerre civile prolongée, entraînant les pays voisins, provoquant de nouveaux flux massifs de réfugiés et déstabilisant toute l’Amérique latine.
À l’échelle mondiale, les conséquences seraient tout aussi graves. Cette intervention ouvrirait la porte à une confrontation indirecte entre grandes puissances, notamment avec la Russie et la Chine, déjà impliquées économiquement et stratégiquement au Venezuela. Le pétrole deviendrait alors non plus une ressource, mais un détonateur.
Trump et la politique du coup de force
Donald Trump a souvent privilégié la démonstration de force au dialogue. Dans le dossier vénézuélien, cette approche est particulièrement inquiétante. Elle transforme une crise humanitaire complexe en un affrontement simpliste entre “bons” et “méchants”, où la diplomatie est reléguée au second plan.
Freiner Trump ne signifie pas défendre Maduro. Cela signifie refuser une logique où la force prime sur le droit, où les ressources naturelles justifient l’ingérence, et où les peuples paient le prix des ambitions géopolitiques.
L’histoire l’a déjà montré : chaque fois que le pétrole dicte la guerre, ce sont les populations civiles qui en subissent les conséquences. La capture de Maduro serait moins une solution qu’un signal d’alarme. Il est encore temps de choisir la retenue plutôt que l’escalade
C’est pourquoi il est crucial que la diplomatie internationale réagisse avec fermeté pour prévenir toute guerre indirecte ou conflit régional, tout en affirmant le principe fondamental de non – ingérence dans les affaires des états souverains.
Convocations dans les enceintes internationales, condamnations publiques et mobilisations peuvent isoler politiquement les états unis sur ce dossier .
*Chercheur et consultant en migrations internationales
President d’horizon Sans Frontieres