UCAD – FMPO : L’Amicale des étudiants rejette la reprise des cours

L’Amicale des étudiants de la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontologie (FMPO) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar a fermement rejeté la décision du Conseil académique de suspendre l’Amicale et de reprendre les activités pédagogiques, la qualifiant « illégale, arbitraire et attentatoire à la liberté d’organisation des étudiants ».

Indignation après le décès d’Abdoulaye Bâ

Dans un communiqué officiel, l’Amicale exprime son « indignation » face à la gestion du décès de l’étudiant Abdoulaye Bâ. Elle conteste les déclarations du Procureur évoquant des affrontements, rappelant que les vidéos montrent une « attaque des FDS contre les étudiants ». L’autopsie, révèle-t-elle, a confirmé de « graves polytraumatismes », renforçant « l’exigence de vérité, de justice et de responsabilité ».

Revendications et mesures exigées

L’Amicale précise que :

« Aucune activité pédagogique ne reprendra tant que des garanties claires ne seront établies pour sécuriser les étudiants et éclaircir l’enquête ».

« Libération immédiate des étudiants arrêtés et prise en charge des victimes ».

« Suspension des réformes en cours et paiement intégral des arriérés de bourses ».

Une « invitation solennelle au Président de la République pour engager un dialogue direct avec les étudiants ».

L’Amicale réaffirme sa « détermination à défendre les droits, la dignité et la sécurité des étudiants ».

Votre avis sera publié et visible par des milliers de lecteurs. Veuillez l’exprimer dans un langage respectueux.

2 commentaires

  1. Pour un État (ou un Gouvernement) Responsable et Conscient de Ses responsabilités et convaincu qu’il doit les prendre:
    1/ Prouver qu’il existe bien un chef de l’État (ou du Gouvernement) en sortant communiquer clairement sur cette situation qui a trop duré;
    2/ Convoquer des concertations larges et encadrées dans le temps et dans l’espace; non pas avec des organisations « syndicales » professorales ou estudiantines que tout le monde sait infiltrées, et qui vont tout faire dans le chantage et le pourrissement pour des fins inavouées; mais avec Les Rectorats, les Responsables des facultés, UFR et assimilés: L’Université publique est une structure de l’État qui OFFRE un service (le Savoir et la Science), le corps professoral et le personnel administratif en sont les EMPLOYÉS et les étudiants, des « CLIENTS ».
    3/ Faire des PROPOSITIONS CONCRÈTES DE SORTIE DE CRISE:
    -donner des gages palpables dans le sens d’élucider la perte de vie humaine;
    -donner des gages pour les paiements de bourses dans les délais comme l’a communiqué le Directeur des Bourses (ses explications sont claires comme eau de roche pour qui veut entendre et est animé d’une bonne intention);
    -décider de la suppression de toutes les amicales d’Étudiants;
    -décider de nouveaux critères de représentativité des étudiants: l’excellence (1er critère), l’assiduité, la non-affiliation à une organisation politique, limite d’âge
    -suspension de toutes associations non-académiques dans l’espace universitaire sous peine de sanctions exemplaires;
    -rouvrir le campus social au préalable (l’enseignement supérieur ne rime pas avec précarité et instabilité sociale);
    -décréter la reprise des cours en dernier ressort
    3/ Si malgré toutes ces garanties, les cours ne reprennent pas, et cela ne peut être que du fait des « professeurs »: que l’État prenne ses responsabilités face à des irresponsables:
    – garantir l’enseignement à ceux (étudiants et enseignants) qui le veulent par la suspension des franchises universitaires jusqu’au retour à la normale en assurant la sécurité stricte des personnes et des lieux;
    – suspendre les salaires des employés (pseudo-profs) qui refusent de joindre les amphis car ils ont d’autres agendas.
    Cependant, je note que le PR et le PM sont tombés dans le piège de leurs contempteurs de l’opposition politique et de la presse sous perfusion politicienne, en semant dans la tête de l’opinion que l’un est le Bon et l’autre le Mauvais. C’est ainsi que l’un semble s’y complaire à travers ses décisions qui ne sortent jamais du cadre de déclarations et communiqués, mais rarement suivies d’actes concrets; il semble avoir du mal à impulser de peur de froisser, dans le souci de cultiver ce portrait d’ange. Par contre, l’autre, il souffle le chaud et le froid; tantôt cette carapace l’agace quand il semble à court de solutions face à des situations difficiles, tantôt il s’y complaît s’il s’agit de faire des sorties politiciennes.

Laisser un commentaire