Turquie : Hakan Fidan avertit le PKK/YPG et critique la stratégie de division d’Israël

Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a dressé vendredi un bilan sans concession de la situation sécuritaire en Syrie et des tensions régionales. Lors d’une intervention sur la chaîne TRT Haber, le chef de la diplomatie d’Ankara a ciblé l’attitude du groupe PKK/YPG et analysé la stratégie israélienne au Moyen-Orient.

Hakan Fidan a affirmé que le groupe PKK/YPG constitue un acteur qui ne modifie sa position que sous la contrainte de la force. Selon les propos relayés par l’agence Anadolu, il a souligné que cette organisation manque de capacité de dialogue autonome sans pression militaire. Le ministre a précisé que les tentatives du groupe de se rapprocher d’acteurs extérieurs ou d’Israël ne mèneraient à aucune issue favorable. Dans la continuité des exigences turques pour le respect des accords en Syrie, il a réitéré que la seule voie viable reste la recherche de solutions avec les véritables acteurs régionaux et l’abandon des positions intransigeantes.

Abordant la géopolitique régionale, le diplomate a pointé du doigt la singularité de la position israélienne en Syrie. Alors que les objectifs de la Turquie et des États-Unis se recoupent partiellement sur ce dossier, Israël assurerait sa sécurité par une stratégie de division visant à affaiblir ses voisins. Hakan Fidan a exhorté Tel-Aviv à privilégier des solutions fondées sur la paix et l’intégration régionale. Ce contexte complexe intervient alors que l’Union européenne tente également de jouer un rôle dans la reconstruction et la stabilisation de la Syrie, cherchant à soutenir une transition politique.

Sur le dossier de Gaza, Ankara attend une déclaration américaine concernant la deuxième phase du cessez-le-feu, bien que les nouvelles conditions imposées par Israël freinent le processus. Concernant le conflit entre la Russie et l’Ukraine, M. Fidan a estimé que les parties n’ont jamais été aussi proches d’un arrêt des combats, tout en notant la nécessité de garanties américaines pour l’Europe. Enfin, évoquant les relations avec Washington, il a anticipé des évolutions positives dès 2025, notamment sur les questions commerciales et les sanctions, malgré les divergences persistantes sur certains dossiers internationaux.

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