Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a diffusé lundi une image symbolique sur le réseau social X, assimilant le Président américain Donald Trump à un pharaon antique en ruine. Cette publication intervient dans un contexte de tensions accrues entre Téhéran et Washington, alors que l’Iran fait face à une vague de contestation interne.
Sur son compte officiel, le dirigeant iranien a partagé un montage visuel montrant un sarcophage de style pharaonique en décomposition, arborant les traits du Président américain. Accompagnée de la légende « Comme Pharaon », l’image est assortie d’un message en persan avertissant que les dirigeants cherchant à dominer le monde finissent par être renversés, citant des figures historiques telles que Nimrod ou les anciens monarques perses. L’ayatollah affirme, dans cette communication relayée par l’agence Anadolu, que le chef d’État américain subira inéluctablement le même sort que ces tyrans du passé.
Cette sortie médiatique survient alors que Donald Trump a récemment évoqué les troubles internes secouant la République islamique, proférant des menaces à l’encontre de la direction iranienne. Le pays traverse une période d’instabilité majeure depuis le 28 décembre, marquée par des manifestations qui ont débuté au Grand Bazar de Téhéran. Ces mouvements de colère, initialement motivés par la dépréciation du rial et la détérioration des conditions économiques, se sont rapidement étendus à de nombreuses villes à travers les 31 provinces du pays.
Concernant le bilan humain de ces événements, l’incertitude demeure en l’absence de chiffres officiels gouvernementaux. Toutefois, l’agence de défense des droits humains HRANA estime que les violences ont causé la mort d’au moins 544 personnes, incluant manifestants et forces de l’ordre, et conduit à plus de 10 000 arrestations. De son côté, l’ONG Iran Human Rights a confirmé près de 200 décès, précisant que le nombre réel pourrait être bien plus élevé. Les forces de sécurité iraniennes ont également subi de lourdes pertes, avec plus d’une centaine d’agents tués ces derniers jours.