Les répercussions de l’offensive conjointe israélo-américaine du 28 février continuent de redessiner les équilibres diplomatiques au Moyen-Orient. Face à la multiplication des frappes iraniennes dans la région, Riyad vient de clarifier officiellement sa position vis-à-vis de Téhéran.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, a pris la parole tôt ce jeudi pour évaluer les relations bilatérales entre son pays et la République islamique. Lors de cette intervention, il a acté que « la confiance avec l’Iran s’est effondrée ».
Cette déclaration fait suite aux récentes opérations militaires menées par Téhéran contre plusieurs États du Golfe. Le chef de la diplomatie saoudienne a dénoncé des violations répétées des principes de bon voisinage, accusant directement l’Iran de cibler des infrastructures civiles depuis le début de la crise actuelle. D’après lui, cette approche s’apparente à une « politique de chantage » qui, loin d’apporter des gains stratégiques à l’Iran, contribue à accentuer son isolement sur la scène internationale.
Pour faire face à cette situation, le prince Faisal a précisé que les pays membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG) ont mis en place une coordination de leurs efforts sécuritaires.
Ce durcissement diplomatique intervient dans un contexte régional extrêmement volatil. Depuis le 28 février, une offensive conjointe menée par Israël et les États-Unis contre l’Iran a causé la mort d’environ 1 300 personnes, dont le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei. En riposte à cette opération majeure, les forces iraniennes ont lancé une série de frappes de drones et de missiles. Ces attaques de représailles ont visé des territoires en Israël, en Jordanie, en Irak, ainsi que des pays du Golfe abritant des bases militaires américaines.