Tensions avec Washington : Londres verrouille ses bases contre l’Iran et avance ce motif juridique

La « relation spéciale » entre Washington et Londres traverse une zone de turbulence diplomatique et militaire. Alors que l’administration américaine envisageait des options stratégiques, le gouvernement britannique a opposé une fin de non-recevoir concernant l’utilisation de ses infrastructures pour une éventuelle opération d’envergure.

C’est un refus qui complique la logistique américaine dans la région. Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, qui cite le quotidien The Times, le Royaume-Uni n’a pas autorisé les forces américaines à utiliser ses bases militaires pour d’éventuelles frappes contre l’Iran. Cette décision marque une divergence notable entre les deux alliés historiques sur la gestion du dossier iranien.

Le verrouillage de deux sites stratégiques

Au cœur de ce blocage se trouvent deux installations cruciales pour la projection de puissance américaine : la base de la RAF à Fairford, dans le Gloucestershire, connue pour accueillir des bombardiers lourds, et la base conjointe de Diego Garcia, située dans l’océan Indien. En vertu des accords de longue date liant les deux nations, l’utilisation de ces sites par l’armée américaine pour des opérations de combat nécessite l’approbation préalable du gouvernement britannique.

Londres a choisi de ne pas accorder ce feu vert pour toute action hypothétique contre Téhéran. La raison invoquée est strictement juridique : les autorités britanniques craignent qu’une participation à une frappe préventive, sans une justification légale indiscutable, ne constitue une violation du droit international. Une prudence qui tranche avec la position plus offensive affichée par la Maison Blanche.

La réaction virulente de Donald Trump

Ce refus a immédiatement suscité une réaction du président américain. Sur sa plateforme Truth Social, Donald Trump a critiqué la position de Londres, liant ce refus à un autre dossier sensible : l’accord de 2025 prévoyant le transfert de la souveraineté de l’archipel des Chagos (incluant Diego Garcia) à l’île Maurice.

Le président américain a averti qu’il « pourrait être nécessaire pour les États-Unis d’utiliser Diego Garcia et l’aérodrome situé à Fairford (…) afin d’éradiquer une attaque potentielle d’un régime très instable et dangereux ». Il a par ailleurs estimé que le soutien britannique serait, selon son analyse, conforme au droit international, arguant que l’Iran représente une menace directe pour le Royaume-Uni et ses alliés. Ce différend survient peu après que Donald Trump a évoqué un ultimatum adressé à Téhéran concernant son programme nucléaire lors d’un échange avec le Premier ministre Keir Starmer.

Votre avis sera publié et visible par des milliers de lecteurs. Veuillez l’exprimer dans un langage respectueux.

Laisser un commentaire